Héctor Yazalde, le Soulier d'or de l'OM
L'homme
Héctor Yazalde naît en 1946 à Avellaneda, dans la banlieue ouvrière de Buenos Aires, là où le football se joue sur la terre battue et où on apprend vite à mettre le ballon au fond. On le surnomme "Chirola". Il se fait un nom à l'Independiente, club de son quartier, puis traverse l'Atlantique pour le Sporting Portugal. C'est à Lisbonne qu'il devient grand. Saison 1973-1974, il plante 46 buts en championnat et rafle le Soulier d'or européen, devant tous les avants-centres du continent. Un chiffre qui force le respect, encore aujourd'hui rarement approché. La même année, il fait partie de la sélection argentine qui dispute la Coupe du monde en Allemagne.
À l'OM
En 1975, Marseille va le chercher. Le club cherche un finisseur, un vrai, et Yazalde a la réputation qui va avec. Petit gabarit, déplacements malins, instinct du but dans les seize mètres. Il n'est pas du genre à briller en dribbles ou à régaler les tribunes par la fantaisie. Lui, ce qu'il aime, c'est marquer. Le public du Vélodrome découvre un buteur de métier, capable de surgir là où personne ne l'attend. Son passage reste bref, deux saisons, mais il apporte cette science du placement que peu d'attaquants possèdent. Dans une période où l'OM cherche sa stabilité, Yazalde incarne le renfort de prestige venu d'ailleurs, l'Argentin qu'on fait venir pour son nez creux.
Le palmarès
Le titre qui résume tout : Soulier d'or européen 1974, avec ses 46 réalisations sous les couleurs du Sporting. Une présence au Mondial 1974 avec l'Argentine. À l'OM, son apport se mesure en buts plus qu'en trophées, dans une équipe alors loin de ses heures de gloire.
Ce qu'on retient
Yazalde fait partie de ces attaquants prestigieux qui ont porté le maillot marseillais le temps d'un passage. Pas une légende au sens des héros de 93, mais un nom que les connaisseurs gardent en mémoire : celui d'un Soulier d'or venu finir sa route européenne au bord de la Méditerranée. La trace d'une époque où l'OM savait attirer des buteurs internationaux, bien avant que d'autres Argentins comme Lucho González ou Enzo Francescoli n'écrivent leurs propres chapitres au club.
Après l'OM
Héctor Yazalde rentre ensuite en Argentine, où il termine sa carrière avant de raccrocher les crampons. Il s'éteint en 1997, à 51 ans. Son nom appartient à cette lignée des joueurs argentins de l'OM et à celle des stars de passage qui ont laissé une empreinte discrète mais réelle dans l'histoire phocéenne.