Longoria-Benatia : Molina lève le voile sur le divorce

om longoria benatia direction 2025-2026

On savait que le divorce entre Pablo Longoria et Mehdi Benatia s'était joué à froid, sans explosion publique. On apprend maintenant qu'il avait des racines bien plus profondes que les seules tensions sportives.

D'après le journaliste Romain Molina, repris par plusieurs médias, le cœur du conflit résiderait dans la domination de l'agence Base Soccer dans le recrutement marseillais. Une agence historiquement proche de Longoria, qui aurait peu à peu pris une place jugée trop grande dans les arbitrages sur les transferts. Benatia, lui, aurait cherché à diversifier les partenaires, à reprendre la main sur les pistes, à imposer son propre réseau. Le tir de barrage interne aurait été plus rude qu'on l'imaginait.

Cette friction permanente sur les noms à recruter n'est pas neuve. On l'avait sentie dans les choix discutables de l'été dernier, dans les profils qui ne collaient pas, dans les ratés à répétition qui ont fini par fragiliser tout l'organigramme. À la fin, deux hommes qui ne signaient plus le même cahier, alors qu'ils partageaient le même bureau.

Le deuxième coup dur, c'est Frank McCourt. Le propriétaire avait promis à Benatia des liquidités fraîches pour structurer un vrai projet sportif, notamment pour rebondir après le départ de Roberto De Zerbi. Ces promesses ne se sont jamais concrétisées. Benatia s'est retrouvé à porter publiquement des décisions, comme la séparation du technicien italien, qui n'étaient pas vraiment les siennes. Difficile de tenir un poste de directeur sportif quand on devient le paratonnerre de chaque choix impopulaire. On avait déjà raconté les coulisses de la fin du chapitre Benatia, mais le récit de Molina ajoute une couche.

Newsletter

Côté Tribune

Chaque lundi matin, l'OM vu depuis la tribune. Résultats, analyse, ironie. Pas de spam, pas de bullshit.

Et puis il y a le troisième pan, plus surprenant. Toujours selon Molina, la succession à la présidence de l'OM s'inscrirait dans des enjeux politiques qui dépasseraient largement le club. L'Élysée serait même impliqué dans certaines discussions autour du futur visage de la direction phocéenne. Une dimension qu'on n'avait pas encore croisée dans les chroniques classiques du divorce, et qu'il faut accueillir avec prudence vu la source unique.

Mis bout à bout, ça donne une rupture qu'on a longtemps présentée comme silencieuse, mais qui était en réalité un télescopage : pouvoirs concurrents au sein du club, blocages financiers, considérations qui débordent le sportif. La saison catastrophique a accéléré l'affaire, sans en être la vraie cause.

Reste à voir comment Stéphane Richard compose avec ces logiques. La plupart des forces qui ont fait sauter Benatia sont toujours là. Le mercato OM qui s'ouvre dans quelques semaines dira si on a vraiment tiré les leçons, ou si on a juste changé les visages.