L'été qui vient : Balerdi, Højbjerg, Rulli, Pavard, la liste s'allonge

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On en parlait pièce par pièce depuis deux semaines, en commençant par Pavard et Rulli le 10, puis Balerdi et Nadir le 16, la Juventus qui revient sur Højbjerg le 17. Pris isolément, chaque dossier se discute. Pris ensemble, ça commence à faire beaucoup, beaucoup de monde. Le Phocéen a recoupé les informations cette semaine et le constat est clair : l'OM prépare un été de grande lessive.

Balerdi : un accord déjà en coulisses

Commençons par le capitaine. Leonardo Balerdi et l'OM auraient, selon Coeur Marseillais, trouvé un accord de principe pour un départ en fin de saison. L'Argentin a traversé une période compliquée cet hiver avant de redresser la barre, mais son compteur a tourné : six saisons au club, un statut de cadre et de capitaine, et une envie légitime de découvrir autre chose. La Juventus, l'Atlético Madrid et l'AS Rome sont sur le coup. L'OM espère en tirer plus de 30 millions d'euros, ce qui ferait une vraie plus-value sur un joueur acheté 14 millions à Dortmund en 2020. Le genre d'opération qu'on aurait aimé réussir un peu plus souvent ces dernières saisons.

Højbjerg : le salaire qui coince

Pierre-Emile Højbjerg sort de sa meilleure saison depuis longtemps. 27 matchs, deux buts, quatre passes décisives, une note moyenne à 7,14 selon les données. Le Danois apporte cette sérénité qui manquait au milieu depuis des années, un brassard de capitaine international, une hygiène de vie de professionnel accompli. Sauf que ses émoluments pèsent lourd. Trop lourd pour un OM qui doit rééquilibrer sa masse salariale. La Juventus insiste, plusieurs autres clubs italiens regardent. Ce n'est pas la volonté du joueur ni du staff de le voir partir. C'est une équation comptable. C'est regrettable mais compréhensible.

Rulli : un choix familial qui pèse

Dans les cages, Geronimo Rulli a vu son niveau baisser au fil de la saison. En parallèle, des discussions autour d'un retour en Argentine prennent forme, avec Boca Juniors en poursuite. Un choix familial assumé, d'après Le Phocéen, qui rend les négociations plus sereines que d'habitude. Ce genre de départ à l'amiable fait du bien à un vestiaire qui en a vu d'autres.

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Pavard : retour forcé à l'Inter

Benjamin Pavard a fait sa saison avec le sérieux qu'on lui connaît (23 matchs, 6,80 de moyenne, une vraie solidité à droite). Mais l'Inter ne veut plus le prolonger à Marseille. Les Milanais cherchent à vendre le champion du monde pour équilibrer leurs comptes. Manchester United et Galatasaray se positionnent, l'OM a tenté d'obtenir un nouveau prêt sans succès. On perd un joueur qui a tenu la baraque à droite pendant des mois, et on se retrouve à repartir à zéro sur ce poste.

Nwaneri, Vermeeren, Garcia, Nadir : la liste longue

S'ajoutent les fins de prêt : Ethan Nwaneri rentre à Arsenal, Arthur Vermeeren retrouve l'Atlético, Ulisses Garcia pourrait être racheté définitivement par Sassuolo (option d'achat à l'étude). Et Bilal Nadir que Villarreal courtise avec insistance. Six à huit départs majeurs en un été, c'est du jamais vu depuis l'été 2020, post-Villas-Boas.

Reconstruction ou décrochage ?

Deux lectures possibles. La pessimiste : on vide l'effectif d'un coup, on se retrouve à devoir tout reconstruire avec un directeur sportif qui vient d'arriver (ou qui n'est même pas encore là) et un coach, Beye, qui est en train de se découvrir un groupe. Les saisons d'après, chez nous, on sait à quoi ça ressemble.

L'optimiste : une occasion en or de remettre à plat une masse salariale hors de contrôle, de monter un effectif cohérent avec une vraie stratégie long terme, de remplacer des joueurs en fin de cycle par du sang neuf. À condition que le futur patron sportif arrive vite, qu'il ait une feuille de route claire, et que McCourt et Richard acceptent un investissement à la hauteur.

Le mercato OM de cet été s'annonce comme le plus important depuis des années. Pour le meilleur, si c'est bien piloté. Pour le pire, si on refait les mêmes erreurs d'il y a trois ans. L'histoire du club nous apprend à ne pas être naïf. Elle nous apprend aussi qu'il y a parfois des étés fondateurs.