On en parlait dès le 16 avril : Bilal Nadir se dirigeait vers un départ libre en fin de contrat, sans que le club bouge vraiment. Deux jours plus tard, le dossier prend une autre dimension. D'après Mountakhab, relayé par Foot Mercato, Villarreal est passé à l'offensive avec une proposition concrète sur la table : quatre ans de contrat à 1,8 million d'euros par saison. Le genre de chiffres qui font réfléchir quand tu as 22 ans, que tu es collé au banc et que tu n'as plus qu'un an de contrat.
Et c'est là que ça devient agaçant, côté OM. On savait depuis des mois que le contrat expirait en juin 2026. Nadir avait prolongé en mars 2024 pour deux ans, pas pour cinq. Le club avait donc tout le temps nécessaire pour discuter d'une nouvelle extension, construire un projet autour de lui, lui offrir du temps de jeu en échange d'un engagement long. À la place, on l'a regardé glisser vers la sortie. Et aujourd'hui, il est à deux pas de signer ailleurs.
Une saison à se morfondre sur le banc
La saison de Nadir, c'est une histoire de patience qui s'épuise. 23 apparitions, 4 passes décisives, une note moyenne à 6,56. Rien de flamboyant, mais rien de honteux non plus pour un gamin qui attend son heure depuis cinq ans à la Commanderie. Sauf que sous Habib Beye, le temps de jeu s'est réduit. Le coach a ses préférences, il compose avec des profils d'expérience, et le Marocain s'est retrouvé relégué en option B, parfois C. Difficile de prolonger un joueur qu'on ne fait pas jouer. Difficile aussi de retenir un joueur qu'on ne prolonge pas.
Villarreal, c'est un club qui a flairé l'affaire. Le Sous-Marin jaune bosse parfaitement son recrutement depuis quinze ans, dénichant des joueurs sous-cotés ou des fins de contrat bien placés. Ils ont d'ailleurs déjà récupéré Pape Gueye gratis en 2024, après un épisode administratif rocambolesque. Pattern familier. Maintenant, c'est Nadir qu'ils visent, avec la même logique : qualité de jeu certaine, prix d'ami (zéro), perspective de LaLiga et, occasionnellement, de Ligue des champions.