Medina en vitrine au Mondial, River Plate rôde
On aurait aimé qu'on nous fiche la paix, cet été. Germán Medina a disputé la finale de la Coupe du monde dimanche dernier au MetLife Stadium avec l'Argentine. Une soirée à colmater aux côtés d'Otamendi, à subir la pression espagnole sans jamais voir le ballon dans l'autre sens. Résultat, défaite 1-0, un but de Ferran Torres en prolongation, une Albiceleste réduite à dix après l'exclusion d'Enzo Fernández. Pas franchement le scénario dont il rêvait.
Le hic, c'est qu'une finale de Mondial, ça ne passe pas inaperçu. Depuis, du côté de Buenos Aires, on entend River Plate qui affûte ses arguments. Le club argentin serait prêt à battre des records pour rapatrier le petit. Traduction côté marseillais : si l'offre grimpe assez haut, il y a un joli chèque à encaisser. On connaît la chanson. On forme un joueur, on le voit briller sous les projecteurs, et les vautours tournent avant même qu'il ait rangé ses valises.
Sauf que Medina, lui, n'a pas l'air pressé de plier bagage. Après la désillusion de la finale, il a déjà affiché son ambition pour la suite, et cette suite, il la voit visiblement en bleu et blanc. Plutôt bon signe. À l'heure où l'OM répète qu'il faut vendre avant d'acheter (allez lire la nouvelle doctrine de Grégory Lorenzi), garder un défenseur capable de tenir une finale mondiale, ce serait un vrai message. Celui d'un club qui ne brade plus ses jeunes au premier coup de fil venu du pays.
Reste la réalité, têtue. Si River Plate pose une somme indécente sur la table, la direction écoutera. Elle le fait toujours. Mais entre écouter et céder, il y a un gouffre, et pour une fois on a envie de croire que Marseille tiendra. Le mercato OM va être long, on aura le temps d'y revenir. D'ici là, c'est la reprise qui attend Medina, avec un calendrier qui ne fait pas de cadeaux. Le reste, c'est du bruit d'été.