Voilà, on est fixés. Après des semaines à guetter la moindre fuite, le gendarme financier de l'UEFA a rendu sa copie. L'OM ne sera pas exclu de la Ligue Europa la saison prochaine. Bonne nouvelle ? Oui, mais avec une ardoise de 10 millions d'euros et une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Bienvenue dans le monde merveilleux du fair-play financier.
Le club avait signé en 2022 un accord avec l'UEFA. Le deal était simple sur le papier : revenir à l'équilibre, ne pas creuser un déficit supérieur à 60 millions sur trois saisons, avec l'actionnaire qui éponge au moins 55 millions. Trois ans plus tard, l'objectif n'est pas atteint. Marseille n'a pas tenu ses engagements sur les revenus footballistiques pour la période qui court de 2023 à 2025. Sur le terrain comptable, on a calé.
Ce qui sauve l'OM : l'effondrement des droits TV
Si la sanction n'est pas tombée comme un couperet, c'est grâce à un argument que tout le foot français connaît par cœur : le naufrage des droits télé. L'instance a reconnu noir sur blanc l'effondrement "significatif et inattendu" des recettes de diffusion nationales, qui a plombé tous les clubs de l'Hexagone en 2025-2026 et continue de faire mal cette saison. Pour une fois, le mal commun joue en notre faveur. L'UEFA a donc estimé que l'infraction était d'une "gravité limitée" et a sorti la carotte plutôt que le bâton.
Résultat : un sursis d'un an. L'OM dispute bien la prochaine Ligue Europa, mais doit impérativement atteindre l'objectif de revenus fixé pour 2026-2027. S'il échoue, exclusion automatique de toute Coupe d'Europe en 2027-2028 ou plus tard, dès qu'il se requalifiera. Autrement dit, on a un an pour rentrer dans les clous. Pas deux.