UEFA : l'OM éviterait l'exclusion, l'amende se précise

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On en parlait il y a cinq jours, quand l'UEFA repoussait encore son verdict et qu'on prenait notre mal en patience. Cette fois, ça bouge. D'après plusieurs médias, l'instance européenne aurait tranché, et la nouvelle est plutôt bonne à prendre : l'OM ne serait pas exclu des Coupes d'Europe. On garde le conditionnel tant que rien n'est officiel, mais le scénario catastrophe semble écarté.

Ce que l'OM récolterait, c'est un rappel à l'ordre assorti d'une amende, dont une partie serait conditionnée à l'amélioration des comptes dans les prochaines saisons. Autrement dit, on paie, on promet de faire mieux, et on continue de jouer l'Europe. La chambre financière de l'UEFA n'aurait pas retenu la sanction maximale. Quand on relit notre article du 10 juin, on retrouve exactement cet arsenal intermédiaire qu'on évoquait : amendes, encadrement, restrictions possibles sur la liste européenne, plutôt que la porte fermée.

Pourquoi le club retient quand même son souffle

Le fond du problème ne disparaît pas pour autant. La DNCG a chiffré les pertes nettes de l'OM à 157 millions d'euros sur trois saisons, en violation de l'accord de règlement signé avec l'UEFA en 2022. Une amende soulage sur le moment, mais elle ne remplit pas les caisses. Et c'est tout le sujet de l'été qui s'ouvre.

Parce que ces sanctions, même mesurées, tombent au pire moment pour le mercato. Quand l'horizon européen reste flou et que les comptes doivent rentrer dans les clous, il faut vendre avant d'acheter. Les départs s'annoncent plus compliqués que prévu, et chaque recrue se négocie avec une marge réduite. Lorenzi et la direction avancent sur une corde raide, entre l'envie de renforcer l'effectif et l'obligation comptable de faire des plus-values.

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McCourt veut changer les règles du jeu

En toile de fond, le propriétaire ne reste pas les bras croisés. Frank McCourt, avec Joseph Oughourlian et d'autres dirigeants, pousse une proposition de loi pour réformer le sport professionnel français. Le texte doit être examiné par l'Assemblée Nationale le 29 juin. L'idée : remplacer la gouvernance actuelle de la Ligue par une société commerciale sur le modèle anglais, pour redonner du poids économique à des clubs étranglés par l'effondrement des droits TV, passés de 700 à 200 millions d'euros.

On peut sourire de voir un patron sanctionné par l'UEFA donner des leçons de gouvernance. On peut aussi reconnaître que le foot français se tire une balle dans le pied depuis des années, et que quelqu'un finit par taper du poing sur la table. McCourt a ses intérêts, évidemment. Mais sur le diagnostic, difficile de lui donner tort.

Reste à voir si la décision de l'UEFA sera confirmée noir sur blanc, et de quel montant on parle vraiment. D'ici là, l'OM peut souffler un peu, sans crier victoire. On connaît la maison : à Marseille, une bonne nouvelle cache toujours la prochaine facture.