On en parlait il y a cinq jours, quand l'UEFA repoussait encore son verdict et qu'on prenait notre mal en patience. Cette fois, ça bouge. D'après plusieurs médias, l'instance européenne aurait tranché, et la nouvelle est plutôt bonne à prendre : l'OM ne serait pas exclu des Coupes d'Europe. On garde le conditionnel tant que rien n'est officiel, mais le scénario catastrophe semble écarté.
Ce que l'OM récolterait, c'est un rappel à l'ordre assorti d'une amende, dont une partie serait conditionnée à l'amélioration des comptes dans les prochaines saisons. Autrement dit, on paie, on promet de faire mieux, et on continue de jouer l'Europe. La chambre financière de l'UEFA n'aurait pas retenu la sanction maximale. Quand on relit notre article du 10 juin, on retrouve exactement cet arsenal intermédiaire qu'on évoquait : amendes, encadrement, restrictions possibles sur la liste européenne, plutôt que la porte fermée.
Pourquoi le club retient quand même son souffle
Le fond du problème ne disparaît pas pour autant. La DNCG a chiffré les pertes nettes de l'OM à 157 millions d'euros sur trois saisons, en violation de l'accord de règlement signé avec l'UEFA en 2022. Une amende soulage sur le moment, mais elle ne remplit pas les caisses. Et c'est tout le sujet de l'été qui s'ouvre.
Parce que ces sanctions, même mesurées, tombent au pire moment pour le mercato. Quand l'horizon européen reste flou et que les comptes doivent rentrer dans les clous, il faut vendre avant d'acheter. Les départs s'annoncent plus compliqués que prévu, et chaque recrue se négocie avec une marge réduite. Lorenzi et la direction avancent sur une corde raide, entre l'envie de renforcer l'effectif et l'obligation comptable de faire des plus-values.