Sanction UEFA : l'ete d'austerite commence pour l'OM

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On a eu le verdict hier soir, on a la gueule de bois ce matin. Pas d'exclusion européenne, c'est l'essentiel, et on l'a raconté en détail. Mais maintenant que la poussière retombe, il faut regarder la suite en face. Et la suite, c'est un été où on va devoir compter chaque centime.

Le plus pénible, ce n'est pas tant le chèque de 10 millions. C'est ce qui vient avec. L'UEFA a posé un cadre, et ce cadre serre la ceinture du club pendant toute la saison à venir. L'inscription des joueurs sur la liste européenne est limitée, ce qui veut dire qu'on ne pourra pas charger le groupe destiné à la Ligue Europa comme on l'aurait voulu. Recruter une tête connue pour la coupe d'Europe ? Possible, mais avec des règles du jeu qui rétrécissent le terrain.

Vendre d'abord, acheter ensuite

C'est la phrase qu'on va entendre tout l'été, et autant s'y faire tout de suite. Avec des comptes à assainir et le gendarme financier qui surveille, la cellule de recrutement n'a plus le luxe de l'attaque. La règle est devenue mécanique : pas de plus-value à l'entrée, pas de folie à la sortie. Et le problème, c'est que vendre n'est jamais aussi simple qu'on l'imagine en juin. Les acheteurs savent qu'on est sous pression, et un vendeur pressé n'a jamais fait une bonne affaire.

Tout l'enjeu du mercato marseillais tient là. Dégager des liquidités sans brader, alléger une masse salariale qui a justement valu une partie de l'amende, et garder un effectif compétitif pour viser haut au classement Ligue 1. Trois objectifs qui se contredisent à moitié. Bon courage à Lorenzi.

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Même les supporters trinquent

Le dossier ne s'arrête pas aux comptes du club. Il déborde jusque dans les tribunes. La campagne de réabonnement, attendue par des dizaines de milliers d'Olympiens, a été repoussée le temps que l'UEFA rende sa copie. Tant que le club ne connaissait pas son sort européen, impossible de fixer les tarifs et les prestations liées à la coupe d'Europe. Résultat, les abonnés patientent, et ce contretemps a tout bloqué côté billetterie.

Alors oui, on respire. L'Europe est là, le pire est évité, et après les semaines d'angoisse qu'on vient de passer, c'est déjà ça de pris. Mais qu'on ne nous raconte pas d'histoire sur la légèreté de cet été. Entre une amende qui plombe les caisses, un recrutement bridé et des supporters qui attendent encore de pouvoir reprendre leur place, le chantier est lourd. On connaît la chanson à Marseille : c'est rarement quand tout va bien qu'on se découvre une âme. On verra bien si, cette fois, la contrainte nous rend plus malins que dépensiers.