Y'a des clubs qui attirent, et des clubs qui font fuir. En ce moment, le Gym fait clairement partie de la deuxieme catégorie. Geoffrey Moncada, l'ancien directeur technique de l'AC Milan, devait poser ses valises sur la Côte d'Azur pour piloter la direction sportive. C'était quasiment bouclé, officialisation prévue début juillet. Et puis non. Le Français de 40 ans a dit non, raisons personnelles, retour à la case départ pour Maurice Cohen.
Ça te rappelle quelque chose ? Forcément. Parce que le mois dernier, c'est nous qui sommes passés devant Nice sur le même genre de dossier. Grégory Lorenzi a signé chez nous, débauché de Brest pour reconstruire l'effectif. Un profil que le Gym avait coché, lui aussi. Deux cadors du recrutement à la française, deux fois la même musique : on regarde ailleurs, merci bien.
Quand un seul bon profil te file entre les doigts, c'est la poisse. Quand c'est le deuxième en quelques semaines, tu commences à te poser des questions sur l'ambiance dans la maison. Parce que Moncada bossait déjà depuis un mois sur le futur visage de l'effectif niçois, il avait même donné son avis sur l'arrivée du nouveau coach Olivier Pantaloni. Tout était calé. Et au moment de signer pour de bon, il a préféré reculer. Ça, ça ne se fait pas sur un coup de tête.
Le timing est cruel pour Nice. Le club sort d'une saison galère, doit dégraisser sa masse salariale, financer son mercato en vendant ses joueurs. Bref, un chantier monstrueux qui réclame un patron sportif solide, et au lieu de ça les Aiglons repartent à la pêche. D'après L'Équipe, un certain Ricort serait déjà pressenti pour boucher le trou en vitesse. On verra bien si celui-là tient la distance.