On attendait un couperet, on a eu un sursis. La DNCG a fini par se prononcer sur le cas marseillais le 23 juin, et le verdict ressemble à ce qu'on redoutait le plus : ni sanction franche, ni feu vert tranquille. Le gendarme financier accorde à l'OM un sursis à statuer. Traduction : le club n'est pas condamné, mais il n'est pas tiré d'affaire non plus. Il doit revenir avec des justificatifs supplémentaires pour valider son budget 2026-2027.
C'est la suite logique de l'audition ratée dont on parlait il y a deux jours, celle où Stéphane Richard s'était présenté seul et en retard pendant que Frank McCourt restait de l'autre côté de l'Atlantique. La commission n'a visiblement pas été convaincue par les comptes posés sur la table, et elle renvoie Marseille à sa copie.
Les chiffres expliquent cette méfiance. Sur les trois derniers exercices, le club a accumulé près de 157 millions d'euros de déficit, dont environ 105 millions sur la seule saison 2024-2025. Avec ce genre d'ardoise, on ne se contente pas d'une promesse et d'un sourire. La DNCG réclame du concret, et le concret a un nom : couper dans la masse salariale. D'après les informations qui circulent, on parlerait carrément de la diviser de moitié pour rentrer dans les clous. Autant dire un chantier énorme à mener en quelques jours.
Et le calendrier, justement, c'est l'ennemi. Le club joue contre la montre avec un compte à rebours qui se compte en jours, pas en semaines. Pour rassurer la commission, la recette est connue : vendre. L'objectif murmuré tourne autour de 50 à 100 millions de plus-value à boucler avant la fin du mois. Le départ déjà acté de Pierre-Emerick Aubameyang allège un peu la fiche de paie, mais ça ne suffira pas. La vraie clé reste un gros transfert, et celui de Mason Greenwood revient en boucle comme la pièce maîtresse du puzzle.