DNCG : McCourt absent, l'OM rate son rendez-vous

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On en parlait hier, du jour J devant la DNCG. Le moment ou l'OM devait poser ses comptes sur la table et convaincre le gendarme financier qu'il maitrise la situation. On attendait du serieux, de la solennite, un patron qui defend son club. On a eu Stephane Richard. Seul. Et en retard.

D'apres L'Equipe, c'est tout ce que Marseille a trouve a envoyer pour ce rendez-vous censé sceller une partie de son ete. Frank McCourt, le proprietaire, celui qui signe les cheques et encaisse les pertes, n'a meme pas fait le deplacement. Resté de l'autre cote de l'Atlantique pendant qu'on jugeait la sante financiere de son club. Difficile de faire passer un message de stabilite quand le numero un brille par son absence.

Le pire, c'est qu'on connait les chiffres. Un deficit record de 104 millions d'euros sur l'exercice 2024-2025, une masse salariale gonflee a 153 millions. Des montants qui donnent le tournis et qui expliquent pourquoi la commission ne se contente pas d'un sourire et d'une poignee de main. Ce qui se profile, c'est du concret et du douloureux : encadrement de la masse salariale, voire limitation pure et simple du recrutement cet ete.

Et comme si le suspense n'etait pas deja assez lourd, la decision a encore ete repoussee. On reste donc dans le flou, ce brouillard qu'on connait trop bien a Marseille. Pas de verdict, pas de cadre clair, juste l'attente. Pendant ce temps, le mercato OM tourne au ralenti, suspendu a une sentence qui ne vient pas.

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Pour rassurer la DNCG, le club avait pourtant un plan : vendre, vendre, et vendre encore. L'objectif murmure en coulisses tourne autour de 50 a 100 millions d'euros de plus-value a boucler avant la fin juin. Dans cette equation, le depart de Mason Greenwood apparait comme la piece maitresse. La vente qui pourrait, a elle seule, faire pencher la balance et calmer les exigences du gendarme. Sauf qu'un transfert ne se signe pas sur commande, et que le calendrier est devenu l'ennemi numero un.

On a deja vu ce film. Le rachat promis, les comptes assainis, le projet ambitieux. Et puis les memes vieilles habitudes qui reviennent : l'improvisation, les rendez-vous manques, l'impression que personne ne tient vraiment le volant. Envoyer un dirigeant seul et en retard a une audition de cette importance, c'est exactement le genre de detail qui en dit long sur l'organisation interne du moment.

Reste a savoir ce que tranchera finalement la commission, et avec quelle severite. Parce qu'a force de jouer la montre et de vendre dans l'urgence, l'OM avance sur une ligne de credit qui ne lui laisse plus beaucoup de marge. On verra bien. Mais ce 23 juin, on n'a vraiment pas donne l'image d'un club qui a repris le controle de son destin.