On y est. Après les six jours de rab arrachés à la commission, l'OM passe ce 23 juin devant la DNCG, et cette fois il n'y a plus de bouton pause à actionner. Le gendarme financier du foot français va se pencher sur les comptes, et le club sait que la note risque d'être salée. On en parlait déjà la semaine dernière quand l'audition a été repoussée à aujourd'hui : le délai servait à vendre, à dégonfler le déficit, à présenter un dossier moins indigeste. Reste à savoir si ça aura suffi.
Ce que la commission peut sortir de son chapeau
La DNCG, ce n'est pas un seul couperet, c'est tout un éventail. Au plus doux, un simple avertissement, histoire de dire qu'on a vu et qu'on surveille. Un cran au-dessus, l'encadrement de la masse salariale : un plafond imposé, impossible de dépasser une certaine enveloppe tant que les comptes ne sont pas assainis. Puis viennent les mesures qui font vraiment mal, l'encadrement des indemnités de mutation (comprendre : interdiction de claquer du cash sur des transferts) et, tout en haut de la pile, l'interdiction pure et simple de recruter.
Au bout du bout, il y a la rétrogradation administrative, mais personne de sérieux n'imagine la commission aller jusque-là pour Marseille. Ce serait disproportionné et ça n'a jamais été le ton du dossier.
Le scénario le plus probable
D'après les tendances qui circulent, c'est l'encadrement de la masse salariale qui se profile. Pas une exécution, mais une laisse bien courte. En clair, l'OM pourrait continuer à fonctionner, mais avec une marge de manœuvre réduite, une commission qui valide chaque nouvelle dépense, un équilibre à respecter au centime près. Pour un club qui sort d'une saison en Ligue des champions et qui voulait construire, c'est un sacré frein à main.