On en parlait depuis le verdict de l'UEFA, et voilà la suite logique. À peine soulagé d'avoir évité l'exclusion européenne, l'OM doit déjà se présenter devant l'autre gendarme, celui du foot français. Sauf que cette fois, le club a appuyé sur pause. L'audition devant la DNCG, prévue le 17 juin, a été décalée au 23. Six jours de plus. Ça paraît anecdotique, ça ne l'est pas du tout.
La demande est tombée juste après l'annonce des sanctions de l'UEFA le 16 juin, ces fameux 10 millions d'amende et ce sursis sur l'exclusion de Coupe d'Europe que l'on détaillait hier. La direction a estimé qu'elle avait besoin de temps pour ajuster son dossier, et la DNCG a accepté. Rien d'exceptionnel dans la procédure, mais le calcul, lui, est limpide.
Gagner du temps pour vendre
Pourquoi six jours changent quelque chose ? Parce qu'à Marseille, on doit vendre. Et pas qu'un peu. Le club vise 50 à 60 millions d'euros de ventes pour présenter des comptes qui tiennent la route devant la commission. Chaque jour gagné, c'est une chance de plus de boucler un transfert et de faire entrer du cash avant de s'asseoir face aux contrôleurs.
La logique, c'est qu'un dossier vide présenté trop tôt expose à une sanction immédiate, suivie d'un appel incertain. Mieux vaut arriver avec des ventes déjà signées et un déficit dégonflé. La direction conduite par Alban Juster a clairement préféré ce délai stratégique au coup de poker. On ne joue pas à pile ou face avec l'avenir financier du club.