On pensait le dossier refermé, l'amertume rangée au placard. Et puis La Provence est venue rouvrir la plaie. Si Leonardo Balerdi regarde la Coupe du monde depuis son canapé au lieu de défendre les couleurs de l'Argentine, le staff médical de l'OM n'y serait pas tout à fait étranger.
Rappel des faits. Vendredi, à l'entraînement de l'Albiceleste au Texas, le capitaine olympien ressent une gêne au mollet droit. Examens, verdict, forfait. On vous racontait tout ça il y a deux jours. Sauf que l'histoire ne s'arrête pas à la malchance d'une séance ratée. D'après le quotidien régional, les délais de guérison de sa précédente alerte au mollet auraient été mal évalués à la Commanderie. Récupération trop optimiste, rechute, et un joueur qui repart au combat sans être vraiment remis.
Ce mollet, on le connaît trop bien. Il a empoisonné toute la saison de Balerdi. Des matchs manqués avec l'OM, des allers-retours avec la sélection, une gêne qui revient dès qu'on croit l'avoir oubliée. De Roberto De Zerbi à Habib Beye, tous les entraîneurs ont composé avec ce point d'interrogation permanent au cœur de la défense. Et au bout du compte, c'est le rendez-vous d'une vie qui s'envole.
Le plus rageant, c'est que le bonhomme méritait sa place. 33 matchs cette saison, le brassard sur le bras, une moyenne solide et cette hargne qui en fait le patron de l'arrière-garde. Il rêvait de fouler les pelouses américaines aux côtés de Messi, de ses potes Facundo Medina et Geronimo Rulli. À la place, il soigne un mollet capricieux pendant que ses copains préparent l'entrée en lice face à l'Algérie.