Balerdi : le staff médical de l'OM en cause

om balerdi argentine mondial-2026 saison-2025-2026

On pensait le dossier refermé, l'amertume rangée au placard. Et puis La Provence est venue rouvrir la plaie. Si Leonardo Balerdi regarde la Coupe du monde depuis son canapé au lieu de défendre les couleurs de l'Argentine, le staff médical de l'OM n'y serait pas tout à fait étranger.

Rappel des faits. Vendredi, à l'entraînement de l'Albiceleste au Texas, le capitaine olympien ressent une gêne au mollet droit. Examens, verdict, forfait. On vous racontait tout ça il y a deux jours. Sauf que l'histoire ne s'arrête pas à la malchance d'une séance ratée. D'après le quotidien régional, les délais de guérison de sa précédente alerte au mollet auraient été mal évalués à la Commanderie. Récupération trop optimiste, rechute, et un joueur qui repart au combat sans être vraiment remis.

Ce mollet, on le connaît trop bien. Il a empoisonné toute la saison de Balerdi. Des matchs manqués avec l'OM, des allers-retours avec la sélection, une gêne qui revient dès qu'on croit l'avoir oubliée. De Roberto De Zerbi à Habib Beye, tous les entraîneurs ont composé avec ce point d'interrogation permanent au cœur de la défense. Et au bout du compte, c'est le rendez-vous d'une vie qui s'envole.

Le plus rageant, c'est que le bonhomme méritait sa place. 33 matchs cette saison, le brassard sur le bras, une moyenne solide et cette hargne qui en fait le patron de l'arrière-garde. Il rêvait de fouler les pelouses américaines aux côtés de Messi, de ses potes Facundo Medina et Geronimo Rulli. À la place, il soigne un mollet capricieux pendant que ses copains préparent l'entrée en lice face à l'Algérie.

Newsletter

Côté Tribune

Chaque lundi matin, l'OM vu depuis la tribune. Résultats, analyse, ironie. Pas de spam, pas de bullshit.

Faut-il pour autant sortir les fourches contre le staff médical ? Prudence. On parle d'une lésion musculaire, pas d'une science exacte, et les rechutes au mollet, demandez à n'importe quel kiné, ça arrive même dans les meilleures maisons. Mais quand un club traîne ce genre de pépins à répétition, la question finit toujours par remonter sur la table. Le nouveau projet qui se construit autour de Bruno Génésio aura sans doute ce dossier quelque part dans ses cartons.

Il reste au moins une maigre consolation, et on l'écrivait déjà. Un capitaine qui ne s'use pas six semaines outre-Atlantique, c'est un capitaine frais pour la reprise. Encore faut-il le remettre d'aplomb pour de bon, cette fois. Parce que des Balerdi en pleine possession de ses moyens, on en redemande. Soigne-toi, Leo. Et qu'on en finisse avec ce satané mollet.