On en parlait il y a quelques jours, quand l'Argentine avait glissé trois Marseillais dans sa liste pour le Mondial. Notre capitaine en tête, fier comme tout. Et puis voilà. Une séance d'entraînement, un mollet qui lâche, et le rêve qui s'écroule avant même d'avoir commencé. Leonardo Balerdi ne disputera pas la Coupe du monde 2026.
Le diagnostic est tombé : lésion musculaire au mollet droit, contractée vendredi soir lors du dernier entraînement de l'Albiceleste. Deux à trois semaines d'indisponibilité, d'après la presse argentine. Sur le papier, ça laissait une fenêtre pour revenir en cours de tournoi. Sauf que Lionel Scaloni n'a pas voulu jouer avec le feu. Quand on est champion du monde en titre et qu'on a 55 présélectionnés sous la main, on ne s'embarrasse pas d'un défenseur diminué. Le sélectionneur va donc remplacer Balerdi avant l'entrée en lice face à l'Algérie, le 17 juin.
Onze sélections au compteur, et un Mondial qui passe sous le nez. Pour un gamin qui a tout donné pour gagner sa place chez les Bleu et Blanc d'Argentine, ça pique. On sait ce que ça représente, nous, de rater le rendez-vous d'une vie sur une blessure bête. On l'a vu trop de fois.
Ce qui rend la chose encore plus rageante, c'est le contexte. Parce que cette saison, Balerdi a été énorme. Arrivé en prêt sans aucune certitude, reparti chercher ses affaires à Dortmund, puis revenu s'installer pour de bon : le bonhomme s'est construit sous nos yeux. Brassard sur le bras, 33 matchs cette année, une moyenne solide et cette hargne d'Argentin qui mord dans chaque duel. Le patron de la défense, tout simplement. Celui qu'on voulait justement voir briller sur la plus grande scène, pour rappeler au monde que le capitaine de l'OM, ça compte.