Vente flash à l'OM : McCourt prêt à tout liquider

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On en parlait le 5 mai, à l'occasion du « breach » UEFA : 157 millions d'euros de pertes cumulées sur trois saisons, plafond explosé, sanctions sportives sur la table. Neuf jours plus tard, l'addition se complique encore. Sous la pression croisée de la DNCG et de l'UEFA, Frank McCourt aurait donné l'ordre de mettre tout l'effectif sur le marché des transferts. Pas une vente ciblée, pas un dégraissage maîtrisé : une liquidation.

Le calendrier qui serre la vis

La DNCG attend des comptes assainis avant le 30 juin 2026. Côté UEFA, le comité de contrôle financier doit trancher le cas marseillais dans les prochaines semaines, avec une exclusion possible des compétitions européennes. Les deux instances ne se parlent pas, mais leurs verdicts vont tomber dans la même fenêtre. Et l'OM doit présenter une réponse crédible, vite, sans agiter de promesses qu'il ne pourrait pas tenir.

D'où la radicalisation. Get French Football News et But Football Club parlent d'un message clair envoyé en interne : tous les éléments majeurs sont à vendre, plus personne n'est intouchable. Concrètement, ça veut dire que Mason Greenwood, Leonardo Balerdi, Geronimo Rulli ou Amine Gouiri ne sont pas davantage protégés que les autres. Si un club met la somme, on écoute.

Un mercato à l'envers

L'idée n'est pas neuve, elle l'avait déjà été en 2010 et 2017. La différence, c'est l'ampleur. On ne parle pas de vendre trois cadres pour réinvestir, on parle de générer du cash net. Les retraitements UEFA, mêmes les plus généreux, ne combleront pas l'écart par eux-mêmes. Il faut des sorties, beaucoup, et des arrivées au compte-gouttes financées par les ventes.

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C'est exactement le type de mercato qui transforme une équipe en chantier permanent. On vend les valeurs marchandes au prix fort, on remplace par des joueurs en fin de cycle ou en prêt, on perd en niveau global, et on se retrouve l'année suivante à faire des choix encore plus douloureux. À moins, et c'est tout ce qui reste à espérer, qu'un repreneur partiel ne mette des billes sur la table. La théorie d'un McCourt actionnaire minoritaire, évoquée hier dans la presse marseillaise, prendrait alors une autre dimension.

Le risque réel : casser l'élan sportif

Au-delà des chiffres, ce qui inquiète, c'est le message envoyé. Aux joueurs : votre projet sportif n'est pas la priorité, le projet financier prime. Aux candidats à la succession de Beye : vous arrivez à un moment où vos meilleurs joueurs partiront sans être remplacés à valeur égale. Aux supporters : préparez-vous à un été où chaque rumeur sera plausible parce que tout le monde est sur la liste.

L'OM a déjà connu des étés austères. Il en est toujours sorti. Mais rarement avec une double épée de Damoclès UEFA-DNCG, et rarement dans un contexte où la base sportive est aussi friable. Reste à savoir ce que la direction parviendra à protéger pour ne pas repartir de zéro. Et combien de temps on tiendra avant que le supporter, déjà bien éprouvé cette saison, ne lâche aussi.