Le Havre 0-1 OM : Greenwood rallume tout

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Penalty obtenu, penalty transformé. Une frappe sèche, le filet qui tremble, et la saison de l'OM qui repart d'un coup au Havre dimanche soir. Mason Greenwood a sorti Marseille de l'ornière au moment où plus personne ne s'y attendait vraiment. Un but, un point de bascule, et tout ce qu'on croyait fini repart pour une dernière étape.

Le match en lui-même n'a rien eu de séduisant. Le Havre a poussé, l'OM a serré les rangs, Geronimo Rulli a sorti ce qu'il fallait sortir. Du jeu construit ? Pas vraiment. Des occasions franches ? Pas beaucoup. Mais à ce moment de la saison, on s'en moque. On compte les points, pas les passes décisives. Le coach argentin a d'ailleurs salué l'état d'esprit collectif au micro après la rencontre, conscient que c'est ce qui a tenu la baraque.

Et les points, justement, ils remettent l'OM à la sixième place. Avec la défaite de Monaco dans la foulée, la qualification pour la Ligue Europa Conference League n'est plus une chimère. À une journée de la fin, Marseille tient son destin. Voir le classement Ligue 1 pour mesurer l'écart, et le calendrier OM pour ce qu'il reste à faire.

Greenwood, le retour du buteur

Quinze matchs sans le moindre but, on commençait sérieusement à s'inquiéter. Le 10 dans le dos paraissait peser de plus en plus lourd, surtout après la semaine pourrie qu'on vient de vivre côté vestiaire (cf. notre article du 9 mai). Et puis voilà, sur ce penalty, on a revu l'attaquant qu'on avait découvert en début de saison : froid, précis, irrésistible quand l'occasion arrive. Seize buts cette saison, six passes décisives en 31 apparitions. Le bilan d'un joueur qui doute ? Pas vraiment, quand on regarde les chiffres bruts.

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Habib Beye a souligné après la rencontre que son numéro 10 "n'était pas obligé de réussir ce penalty", manière de saluer le mental autant que le talent. C'est la patte du coach, ce discours qui met en avant le caractère plutôt que de surjouer la délivrance personnelle. Il a aussi insisté sur l'investissement défensif de son groupe. On comprend pourquoi : sans la solidité collective, le penalty de Greenwood ne sert à rien.

Une finale en juin

Reste un dernier match. Une finale, comme l'écrit La Provence. L'OM tient son destin : gagner et regarder ce que font les autres. Après une saison où on a oscillé entre les promesses et les coups de mou, cette dernière journée a tout du test ultime. On a vu Marseille se trouver des ressources quand on n'en attendait plus. Reste à voir si c'est le déclic ou juste un sursaut.

On en avait marre, cette année, de regarder les autres se qualifier pendant qu'on faisait les comptes. Là, la fenêtre est rouverte. Ce serait dommage de la refermer tout seul.