On la voyait venir depuis Nantes. On la voyait venir depuis l'incident interne de 2024 et la série de coups de tête qui ont ponctué la saison. Le voilà, en clair : entre Mason Greenwood et l'OM, il n'y a plus rien à sauver. Les détails publiés cette semaine par L'Équipe achèvent ce qui restait de la fiction.
D'abord l'entraînement interrompu. Plus tôt dans la semaine, Greenwood aurait quitté une séance après avoir refusé les consignes du staff. Pas un débat tactique, pas un échange d'arguments. Un refus sec, un type qui plante son monde et qui s'en va. Pour le coach et le préparateur en place, c'est le genre d'épisode qu'on encadre rapidement avant qu'il devienne contagieux. Pour le joueur, c'est le genre de moment où on choisit son camp.
Puis le clash avec Mehdi Benatia. L'attaquant aurait boudé une opération marketing avec l'équipementier, court-circuitant un des rares dossiers que la direction sportive tient à protéger. Depuis, les deux hommes s'ignorent à la Commanderie. Pas une scène, pas une explication virile. Un silence prolongé, qui en dit long sur l'état du dialogue interne.
Le contexte ne réclame pas plus. Trois jours de mise au vert qui ont fini par dégénérer (voir l'épisode Aubameyang écarté pour Le Havre). Habib Beye qui pointe publiquement l'investissement insuffisant de ses cadres, sans citer Greenwood mais sans se cacher non plus. Christophe Dugarry sur RMC qui n'a pas pris de gants en parlant d'attitude « minable » à Nantes. Et l'analyse de Younès Belhanda qui résumait à sa façon l'ambiance : Greenwood a des passe-droits, et tout le monde paie la facture collective.