Koné se réconcilie avec De Zerbi à Londres

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On en parlait hier, quand le sélectionneur du Canada Jesse Marsch traitait Roberto De Zerbi de « vrai connard » à propos d'Ismaël Koné. Le principal intéressé prend la parole à son tour. Et il ne sort pas la sulfateuse.

Dans un entretien à la Gazzetta dello Sport, l'ex-Marseillais lâche une info qui change l'angle : il a revu De Zerbi à Londres il y a quelques semaines. « Il m'a serré très fort dans ses bras », raconte-t-il. La scène, à elle seule, vient désamorcer une bonne partie du feuilleton qui durait depuis l'an passé. Tout le monde se souvient de la séquence, diffusée par l'OM lui-même dans sa mini-série, où l'entraîneur reprenait sèchement son joueur à l'entraînement.

Sur l'altercation, Koné renvoie les torts à parts égales. De Zerbi, dit-il, avait « une passion incroyable », mais lui-même avait besoin de liberté, de chercher le jeu plutôt que de jouer en une ou deux touches au milieu. Deux conceptions du foot, donc. Le Canadien admet aussi qu'il aurait pu éviter de répondre, et que De Zerbi aurait pu être plus patient. Bref, ce qu'on appelle une discussion comme une autre quand on n'a pas une caméra braquée sur soi.

Là où le bât blesse, c'est sur la diffusion. Koné regrette à demi-mot que la scène ait fini en contenu publicitaire pour le club. « Les réseaux sociaux et les médias amplifient tout », glisse-t-il. Difficile de lui donner tort : ce moment de tension, qui aurait dû rester dans le huis clos d'un entraînement, a marqué son passage marseillais bien plus que ses neuf apparitions sous le maillot.

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Il prend aussi ses distances avec la sortie de Marsch. Pas un mot pour appuyer son sélectionneur, et plutôt une volonté de tourner la page. Pour le Canada qui prépare la Coupe du monde à domicile (11 juin-19 juillet), c'est plus sain de ne pas démarrer le tournoi avec un dossier extra-sportif sur le feu.

Pendant ce temps, Koné se relance à Sassuolo. 32 matchs, 6 buts en Serie A : l'ancien Marseillais a retrouvé du temps de jeu et de la confiance, après son passage avorté chez nous (9 matchs) et son prêt à Rennes. Marche arrière toute pour celui qu'on imaginait s'installer durablement dans le milieu. De Zerbi, lui, s'est posé à Tottenham. Deux trajectoires, deux chapitres tournés.

On commençait à oublier cette histoire. La voilà qui se referme par une étreinte, plus dignement qu'elle avait commencé. Ça fait toujours moins de bruit qu'une dispute. C'est probablement plus fidèle à ce qui se passe vraiment dans un vestiaire.