Le sélectionneur du Canada éreinte De Zerbi sur Koné

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Il s'appelle Jesse Marsch, il sélectionne le Canada, et il n'a vraiment, vraiment pas aimé la façon dont Roberto De Zerbi a traité Ismaël Koné quand l'ex-Marseillais portait notre maillot. Dans une interview à CBS Sports, l'Américain n'a pas pris de gants. Le mot lâché, c'est « connard ». Pas de filtre, pas de diplomatie. Et derrière, plusieurs minutes pour expliquer pourquoi la séquence virale de l'expulsion de Koné à l'entraînement, celle où on entend distinctement « Appelle ton agent ! Rentre au vestiaire ! », l'a marqué bien au-delà du moment.

Pour ceux qui ont tout suivi en direct, c'était la fin d'un cycle. Koné, recrue estivale présentée comme un vrai pari de De Zerbi sur un milieu canadien encore brut, s'était retrouvé écarté en quelques semaines. Le club avait diffusé une partie de la scène, façon télé-réalité du dimanche, et ce qu'on entendait était sans appel. Mehdi Benatia avait dû s'interposer pour éviter que la situation ne dégénère franchement. Quelques semaines plus tard, le joueur partait en prêt à Rennes.

La revanche italienne

C'est sans doute ce qui rend la sortie de Marsch encore plus piquante. Parce que Koné n'a pas sombré. Au contraire. Récupéré par Sassuolo, il a déclenché la levée de l'option d'achat et s'est imposé comme l'une des révélations du milieu de la Serie A. Les radars italiens s'allument : Inter, Juventus, AC Milan. Le profil intéresse, et la valeur du joueur n'a plus rien à voir avec celle d'un milieu écarté à l'entraînement par son coach.

Marsch ne s'en cache pas, il prend un certain plaisir à raconter cette renaissance. Selon lui, Koné est passé d'un talent brut à un milieu complet. Plus discipliné, plus intelligent tactiquement, plus fort dans les duels. Le championnat italien lui a apporté ce que personne d'autre n'avait pu lui apporter avant : du temps, du cadre, une responsabilité. Et un sélectionneur qui a manifestement choisi de défendre son joueur très publiquement.

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Et De Zerbi dans tout ça

Au moment où l'histoire ressort, Roberto De Zerbi n'est plus à l'OM. Il est à Tottenham, occupé à éviter la relégation avec un Spurs qui ne ressemble à rien. Difficile d'imaginer un timing plus cruel : son gros contrat anglais vire au cauchemar pendant que le joueur qu'il avait écarté brille de l'autre côté des Alpes et qu'on l'éreinte sur la chaîne nord-américaine de référence. Quand la roue tourne, parfois elle tourne vite.

Pour les supporters, ça ne change pas grand-chose au présent marseillais. Mais ça donne un éclairage de plus sur ce qu'était la fin d'ère De Zerbi : un management cassant, des ruptures publiques, des histoires qui sortent encore aujourd'hui. Et de l'autre côté, un joueur que beaucoup au Vélodrome avaient envie de voir grandir, et qu'on regarde maintenant à distance s'envoler vers le Mondial 2026 avec sa sélection. Un transfert de prestige cet été en Italie ne serait pas une surprise. Le timing, lui, ressemble à une revanche servie froide.