De Zerbi refuse Tottenham et prend un break après l'OM

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On les croyait tournés, ces mois noirs de la saison. Et puis non. À mesure que les langues se délient, comme celle de Pablo Longoria la semaine dernière ou celle de Jonathan Rowe il y a deux jours, on découvre à quel point l'année De Zerbi à l'OM a été un truc bien plus violent qu'on ne l'imaginait. Et la dernière info, c'est l'Italien lui-même qui la signe en creux : il a décliné une offre de Tottenham pour s'imposer une pause. Un break stratégique, dit-on. Quand un coach de ce niveau refuse les Spurs, c'est qu'il a vraiment besoin de respirer.

Les coulisses d'un ritiro qui hante encore le vestiaire

Pour comprendre, il faut revenir au printemps 2025. Après la défaite face à Reims, De Zerbi avait emmené tout le groupe en stage forcé dans la région romaine. Réveils à 4h du matin. Séances en forêt dans l'obscurité totale. Une intensité physique et psychologique sans précédent dans la carrière de plusieurs joueurs, dont Rowe qui l'a confirmé récemment. Le truc paradoxal, c'est que ça avait marché. L'OM s'était redressé et avait assuré sa deuxième place en Ligue 1. Personne n'avait osé contester sur le moment, parce que les résultats parlaient.

Mais cette saison, le même schéma n'a pas pris. Le 5-0 contre le PSG, l'élimination en Ligue des Champions à la dernière journée, et surtout ce truc plus profond : les leaders du vestiaire qui ont fini par lâcher. Daniel Riolo l'a raconté à sa manière, Pablo Longoria a parlé de pression intenable, Mehdi Benatia laisse entendre qu'il y a encore plus à dire. Les méthodes extrêmes ont eu leurs limites le jour où elles ont rencontré un groupe trop fatigué pour suivre.

Pourquoi refuser Tottenham, à ce moment-là ?

Là est l'info nouvelle. Tottenham, c'est une porte de sortie en or pour un coach italien de ce profil. Premier League, gros budget, exposition mondiale. Et De Zerbi dit non. Selon les informations de Puissance Marseille, il aurait choisi cette pause volontairement, pour digérer. Le mot revient souvent : digérer. Le ton est suffisamment inhabituel pour qu'on s'y attarde.

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Ça en dit long sur ce que l'OM lui a fait. On parle d'un type qui passait ses nuits à cogiter le match suivant, qui imposait son obsession à tout un groupe. Le voir poser le crayon et dire stop, c'est aussi un aveu. Pas de défaite assumée, mais une rupture profonde, qui appelle un vrai sas avant de repartir.

Et pour l'OM ?

Il faut désormais regarder devant. La piste Genesio se précise, et c'est bien la priorité absolue avant que le mercato OM ne s'emballe vraiment. Mais ces révélations en cascade ont un effet collatéral utile : elles aident tout le monde à comprendre pourquoi il fallait tourner la page si vite, et pourquoi le successeur devra arriver avec un profil différent. Plus humain, plus stable, moins flamboyant peut-être, mais en mesure de tenir dans la durée.

L'Italien partira avec son aura intacte sur le plan tactique. Et avec, dans un coin de la tête, ces quelques mois où l'OM l'a pris à bras-le-corps avant de le recracher. À Marseille, ça marque. Lui aussi peut maintenant en témoigner.