On en parlait hier après la réunion avec Létang. La tendance se confirme. Bruno Genesio a clairement signifié à son président qu'il quittera Lille à la fin de son contrat, le 30 juin. Et l'OM, pendant ce temps, continue de pousser ses pions. Stéphane Richard mène les discussions en personne, le profil français est validé en interne, et Habib Beye sait qu'il ne sera pas reconduit. Sur le papier, tout est aligné.
Sauf que tout, à l'OM, n'est jamais simple. Genesio demande des garanties financières que le club, en pleine cure d'austérité, peine à offrir. Le coach lillois sort d'une saison qui l'a qualifié en Ligue des Champions, autant dire qu'il a des options. Nice, notamment, traîne dans les parages. Et Tottenham n'est jamais très loin pour ce genre de profil. Le club a donc intérêt à boucler vite, avant que d'autres ne se positionnent sérieusement.
Le débat fait déjà rage
Là où ça devient marseillais, c'est dans la guerre des avis. Christophe Dugarry, en consultant chevronné, est sorti du bois pour prévenir. Une aventure à l'OM, ça marque une carrière à vie, et peu en sortent indemnes. Il pense surtout au caractère plutôt posé de Genesio, à son besoin de stabilité, et à la machine émotionnelle qu'est devenu le Vélodrome après deux ans de De Zerbi.
Walid Acherchour, lui, va plus loin. Pour lui, Genesio n'est pas la priorité absolue, et il doute ouvertement de sa capacité à résister à la pression. Christophe Galtier serait, selon lui, mieux positionné pour ce type de mission. Le débat est posé : faut-il un homme d'expérience qui rassure, ou un nom plus clivant qui galvanise ?