Succession Benatia-Beye : les pistes s'accélèrent

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La claque de Lorient a accéléré les horloges. En 48 heures, deux chantiers qui devaient attendre juin se retrouvent déjà ouverts : celui de la direction sportive, et peut-être bien celui du banc.

Côté succession Benatia, la piste Paul Mitchell se renforce. Le nom circule depuis plus d'une semaine, mais plusieurs sources remettent l'ancien de Monaco et Newcastle en tête de liste pour prendre le poste cet été. Frank McCourt avait confirmé le départ de Medhi Benatia en fin de saison, et le casting avance. À Marseille, on aime bien les pistes qui traînent en longueur, mais celle-là semble vraiment aboutir.

Nouveauté du week-end : un scénario alternatif émerge. Mohamed Bouhafsi, proche des dirigeants, pourrait intégrer l'organigramme sportif aux côtés d'un Benatia maintenu à un poste remanié. L'idée d'un trio Beye-Benatia-Bouhafsi pour 2026-2027 est évoquée par plusieurs médias. L'info est à prendre avec des pincettes (on a déjà vu des plans redessinés 48 heures après leur première fuite), mais elle dit quelque chose du flottement actuel en haut de la pyramide.

Beye, l'autre dossier chaud

Plus surprenant encore : l'avenir d'Habib Beye. Officiellement, le coach est sous contrat et protégé par la direction. Officieusement, la défaite au Moustoir et les sorties de Benatia ont fragilisé tout le monde, y compris le staff. Un coach étranger de profil international serait réapparu dans les discussions comme alternative pour la saison à venir. Pas de nom précis pour l'instant, mais le simple fait que la piste revienne signifie que la chaise bouge un peu.

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C'est le paradoxe du moment : la direction "accélère" pour clarifier le statut de Beye, selon Foot Mercato, tout en laissant filtrer qu'on étudie d'autres options. Politiquement, c'est un message ambigu. Pour un entraîneur qui essaie de remobiliser un vestiaire à quatre journées de la fin, ça ne doit pas beaucoup aider.

Une décision qui pèsera lourd

Reste la logique globale. Si McCourt veut un nouveau directeur sportif avec les pleins pouvoirs, il doit se poser la question de l'entraîneur en même temps. Un Mitchell qui débarque en juin et se retrouve obligé de composer avec un coach choisi par son prédécesseur, on connaît la chanson. C'est en général comme ça qu'on finit avec des effectifs bancals et des saisons qui déraillent.

On commentait l'émergence de Paul Mitchell comme favori la semaine dernière. Sept jours plus tard, la perspective est la même, mais le décor autour est devenu beaucoup plus instable. Reste à savoir si McCourt va trancher vite ou laisser pourrir jusqu'au mois de juin, avec tous les risques que ça comporte pour le mercato estival. On connaît la maison : les décisions structurantes prises dans l'urgence, ça n'a jamais été sa grande force.