À 48 heures d'OM-Nice, Habib Beye a choisi la meilleure défense : l'attaque. Le coach marseillais s'est présenté en conférence de presse avec une posture qu'on ne lui avait pas encore vue depuis sa nomination. Plus de réponses lisses, plus de formules toutes faites. Cette fois, ça a tapé.
Premier coup de mâchoire : les médias. Beye en a visiblement assez de lire chaque matin un nouveau scénario sur sa fin programmée, son vestiaire en feu, ses méthodes contestées. Il l'a fait savoir sans détour, en pointant la mécanique d'emballement qui transforme chaque détail en crise existentielle. La sortie n'a pas la subtilité d'un Sampaoli mais elle a le mérite d'être nette. Beye assume sa fonction, il n'attendra pas qu'on lui taille le costume sans répondre.
Deuxième mise au point : la fameuse sortie de Facundo Medina lors du dernier match. Depuis 48h, l'image tourne en boucle. Le défenseur argentin remplacé, le visage fermé, et la machine à interprétations qui s'emballe. Beye a tenu à clarifier publiquement les choses. Pas de bras de fer caché, pas de sanction déguisée, juste un choix tactique. Le coach a salué l'engagement de l'Argentin tout en rappelant que l'équipe passe avant les états d'âme individuels.
Un climat qui ne se détend pas
Reste que le décor général n'invite pas à la sérénité. Les fissures évoquées en interne depuis plusieurs jours ne se referment pas en une matinée de communication maîtrisée. Plusieurs sources évoquent un vestiaire fragmenté, certains cadres ayant du mal à digérer la méthode Beye et les interventions médiatiques de Medhi Benatia qui ont précédé. La mise au vert imposée à la Commanderie cette semaine n'a pas vraiment été vécue comme un cadeau par le groupe.