On savait l'enjeu sportif. Restait l'enjeu politique. Frank McCourt s'est invité à la Commanderie cette semaine, à 48h de la réception de Nice, et le message n'a pas eu besoin d'être hurlé pour passer. Le propriétaire américain n'aime pas les déplacements pour rien. Quand il monte dans l'avion, c'est qu'il a quelque chose à dire ou à rappeler. Cette fois, ce sera l'objectif podium, et l'idée que la fin de saison n'autorise plus aucune approximation.
Le patron pose ses valises
Le contexte ? Une équipe qui doute, des cadres qui parlent dans les médias, un staff qui colmate les brèches. Habib Beye et Mehdi Benatia ont déjà appelé à serrer les rangs cette semaine, mais visiblement la voix du patron pesait plus lourd dans la balance. Mise au vert, visite surprise, entretiens individuels : tous les ingrédients d'un recadrage en bonne et due forme. À Marseille, c'est rarement bon signe quand le proprio fait le déplacement deux jours avant un match. C'est aussi rarement neutre.
Une infirmerie qui ressemble à un hôpital de campagne
Sauf que pour gagner, il faut une équipe. Et là, ça commence à coincer sérieusement. Beye a annoncé en conférence de presse une cascade de forfaits qui fait grincer des dents : six absents confirmés pour Nice, plusieurs joueurs aperçus à part à l'entraînement. Le coach a tenté de positiver en évoquant aussi des retours, mais le tableau d'ensemble reste préoccupant à un moment où chaque point compte dans la course à la C1.
Confirmer ce que l'aller avait promis
Sur le terrain, la mission tient en une ligne : confirmer ce que l'aller avait laissé entrevoir. En novembre au Vélodrome, l'OM avait corrigé Nice 5-1, avec Aubameyang, Greenwood en doublé, Weah et Igor Paixão au tableau d'affichage. Six mois plus tard, le rapport de force s'est resserré. Les Aiglons jouent leur survie en Ligue 1, l'OM joue son podium et son ticket européen. Les deux équipes auront des raisons d'y aller à fond.