On vous avait dit 44 000 billets hier. Ce matin, France Bleu avance le chiffre de 50 000. Cinquante mille. Pour un match de D1 féminine. Au Vélodrome. Demain soir, 18h30, face à Montpellier. Si quelqu'un t'avait annoncé ça il y a six mois, tu l'aurais pris pour un fou.
"Toutes les révolutions commencent par une Marseillaise"
C'est le titre que L'Équipe a sorti ce matin. On ne va pas se mentir, c'est plutôt bien trouvé. Et ça résume parfaitement ce qui est en train de se passer : quelque chose de plus grand que le foot. Le record national pour un match féminin en France, c'est 43 254 spectateurs (PSG-OL, demi-finale de Ligue des Champions 2022, au Parc des Princes). On parle d'un match de phase finale de C1, deux des meilleures équipes d'Europe, à Paris. Et demain, un match de 19e journée de championnat entre l'OM (neuvième) et Montpellier (dernier) pourrait exploser ce record. À Marseille, on ne fait décidément rien comme les autres.
Diacre met la pression
Corinne Diacre, fidèle à elle-même, a calmé tout le monde dans un entretien au Phocéen : "Sans victoire, l'événement fera pschitt." Du Diacre pur jus. Pragmatique, directe, zéro fioriture. Elle a raison, évidemment. On peut remplir le Vélodrome autant qu'on veut, si les filles perdent contre la lanterne rouge, la soirée laissera un goût amer. Les joueuses le savent. Tess Laplacette, la capitaine, a confié que c'était "un rêve d'enfant" de fouler cette pelouse. Le genre de motivation qui ne s'invente pas.
L'enjeu sportif n'est pas anodin. Neuvièmes avec 16 points, les Marseillaises jouent leur maintien en Première Ligue. Montpellier, dernier avec 9 points, reste un adversaire prenable. Mais on connaît le football : la pression d'un stade plein peut porter autant qu'elle peut écraser.