On en parlait mardi quand les 35 000 billets avaient déjà trouvé preneur. Deux jours plus tard, le compteur affiche 44 000. Quarante-quatre mille personnes inscrites pour voir les féminines de l'OM jouer au Vélodrome. Première fois de l'histoire. Il faut laisser le chiffre s'installer un moment pour mesurer ce que ça représente.
Le Vélodrome pour les filles, enfin
Le match, c'est demain soir. 19e journée d'Arkema Première Ligue, réception de Montpellier, et un enjeu sportif qui compte : le maintien en première division pour une équipe promue cette saison. L'accès au stade est gratuit, décision de la direction qui a eu le nez creux. On ne sait pas si Corinne Diacre et ses joueuses réalisent vraiment ce qui les attend, mais les chiffres parlent d'eux-mêmes.
En D1 féminine française, on joue d'habitude devant 500 personnes, 1 000 les bons jours. Le record national pour un match de championnat féminin tourne autour de 30 000 (PSG au Parc). Marseille est en train de le pulvériser. Avec un match gratuit, certes. Mais gratuit ou pas, il faut quand même que 44 000 personnes aient envie de se déplacer un vendredi soir au stade pour un match de D1 féminine. Ce n'est pas rien.
Un engouement qui dépasse le foot
La joueuse Laplacette l'a résumé dans un entretien à Foot Marseille : "Jouer dans un Vélodrome plein, c'est exactement ce qui nous fait rêver." Quand t'es une joueuse de D1, habituée aux tribunes clairsemées et aux stades municipaux, et qu'on te dit que tu vas fouler la pelouse du Vélodrome devant des dizaines de milliers de personnes, ça change tout. La pression, l'ambiance, le bruit. C'est le genre de soirée qui peut marquer une carrière.