Onze défaites, comme en 2015. Et toujours pas d'excuse.

La Beaujoire, samedi soir. Trois buts encaissés en huit minutes contre le 17e. On a regardé l'horloge plus que le ballon, à se demander si on ne rêvait pas. Onze défaites en Ligue 1 cette saison. Le même chiffre qu'en 2015-2016. Sauf qu'à l'époque on avait Bielsa, Michel et Passi enchaînés en cinq mois, et un vestiaire en cendres pour expliquer la chose. Là, on a dépensé, on a signé Beye comme grande relance, on a joué la Ligue des Champions, et on en arrive là.

Monaco nous a doublés sans trembler. Lens a laissé la place. Le top 4 ne tient plus qu'à un fil et à un calendrier qu'on n'ose plus regarder. Beye jure qu'il ne démissionnera jamais. McCourt débarque à la Commanderie pour observer. Olmeta hurle "vendez !". Le déficit dépasse les cent millions, Greenwood vaut peut-être cent millions, et personne ne sait plus dans quel ordre lire le journal du matin. Cardoze parle d'incohérence stratégique, Dja Djédjé évoque un malaise structurel. Riolo et Dugarry tirent dans le tas, comme d'habitude, mais cette fois on a du mal à leur donner tort.

On allume quand même la télé dimanche prochain. Parce qu'on ne sait faire que ça.


Sur la pelouse

Nantes 3-0 à la Beaujoire, samedi. Trois buts encaissés en huit minutes contre le 17e du championnat. C'est tout ce qu'il fallait retenir. Beye bricolait à droite avec Nnadi, privé de Pavard et Weah suspendus, et compensait Wahi, Abdelli et Rulli diminués. La liste des excuses tient debout. Le score, lui, ne ment jamais. Le récap complet ici.


À lire sur foudelom.fr

Genesio prépare déjà sa valise — Le coach lillois quitte le LOSC en juin et l'OM lui réserve une chambre. Olmeta pousse, plusieurs sources confirment, Beye fait semblant de ne rien voir.

Greenwood, cent millions et un dilemme — PSG prêt à pousser, Atlético sur la même base, Juventus en embuscade. La maison brûle, l'enchère monte. Di Meco dit vendez. La DNCG aussi.

"Si vous voulez vendre, vendez !" — Olmeta sort du bois et somme McCourt de céder le club. Le silence d'après, on le connaît trop bien.

Aubameyang qu'on a refusé de lâcher cet hiver — Bétis et Atlético étaient prêts à le récupérer en janvier. Longoria a fermé la porte. Aujourd'hui, le capitaine traîne sa fatigue et ses ratés au Vélodrome.


Cette semaine

Dimanche 10 mai, 19h, déplacement au Havre pour l'avant-dernière journée. Le Havre joue sa peau, l'OM ce qu'il lui reste de saison. Une victoire et la course à l'Europe redevient un sujet. Sinon, on bascule définitivement dans l'arithmétique du pire, et on commence à comparer cette fin de saison à celles dont on ne parlait plus depuis dix ans.


On se retrouve dimanche, café fort et pyjama prêt.


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