OM - Nice : l'homme à surveiller en face
Un amical, d'accord. Mais en face, il y a un gars qu'on ne laisse jamais respirer, meme fin juillet, meme sans enjeu de classement. Terem Moffi, le numero 9 niçois, c'est le genre d'attaquant qui te fait payer trois minutes d'inattention par un but venu de nulle part.
Le profil, on le connait. Moffi, c'est du muscle et de la profondeur. Un avant-centre puissant, qui vit dans le dos des defenseurs et qui adore les courses en diagonale pour venir prendre l'espace entre le lateral et l'axial. Il ne touche pas cinquante ballons, mais sur les trois ou quatre qu'il negocie dans la surface, il en cadre la moitie. Pied droit, jeu dos au but, remise, appel : la panoplie complete du finisseur qui te punit sans prevenir. Et quand il est lance, avec sa carrure, bon courage pour le ramener.
Le danger pour nous, c'est justement cette prepa. Les automatismes defensifs ne sont pas encore huiles, les repères se cherchent, et c'est exactement dans ces moments-la qu'un Moffi se regale. Un ballon perdu au milieu, une transition mal cadree, et il est deja parti.
Alors comment on gere ? Pas de secret : on reste compact, on ne lui offre pas la profondeur, on defend haut mais ensemble, sans laisser cet intervalle qu'il adore. Le boulot commence loin de lui, dans la recuperation propre au milieu. Coupe l'alimentation, et Moffi devient un attaquant qui court dans le vide.
On respecte le bonhomme, il a deja plante partout en Ligue 1. Mais on est a la maison, ou presque, et on a de quoi le museler. Allez, on verrouille et on regarde devant.