OM - Dijon J22 : analyse tactique et duels clés
Avant-dernière journée, et les filles jouent gros à la Commanderie. Une seule victoire sur les dix dernières sorties toutes compétitions confondues, un climat lourd, une fin de saison à transformer en sortie digne. Dijon arrive plus stable mais aussi en décrochage sur le mois écoulé. Match à ne pas rater.
Les systèmes probables
Côté marseillais, le 4-3-3 reste la base. Sieber dans les buts. Laplacette à droite, Marta Carro et Blanchard dans l'axe, Cyraniak à gauche. Le Mouël en sentinelle, Elisor pour le volume, Herrera en relais offensif. Brown à gauche, Léger à droite, Bourdieu en pointe. Effectif touché par la série de défaites, mais cadre stable.
En face, Dijon devrait sortir un 4-2-3-1. Talaslahti dans les cages. Vairon et Ndzana sur les côtés, Haelewyn et Kopińska dans l'axe. Lavaud et Grzybowska dans le double pivot pour casser le jeu, Krezyman en numéro 10. Devant, Wu Chengshu à droite, Terchoun à gauche, Blais en pointe. Une équipe taillée pour les transitions, capable de souffrir longtemps avant de piquer.
Les duels qui décident le match
Bourdieu contre Kopińska dans la surface, c'est le combat central. Notre 9 a besoin de ballons aériens et de prises de profondeur. La Polonaise est solide dans le duel mais manque de vitesse pure, les courses dos au but doivent payer.
Brown contre Vairon sur le couloir gauche : duel de jambes. Si la Jamaïcaine prend la profondeur dès la récupération, Dijon souffre. Le Mouël contre Lavaud au milieu, c'est la bataille de la deuxième balle, celle qui pilote le tempo. Personne ne sort indemne de ce duel-là.
L'arbitre
Le sifflet du jour n'a pas encore été communiqué par la FFF au moment d'écrire ces lignes. À surveiller en début de match : chez les féminines, certaines arbitres laissent jouer généreusement, d'autres dégainent vite. Avec une attaque dijonnaise rapide en transition, la première intervention sur faute tactique donnera le ton de la rencontre.
Le plan, le danger
Pour faire mal à Dijon, il faut viser les couloirs et les transitions courtes. La défense bourguignonne se fait régulièrement déborder sur les latérales (quatre buts encaissés contre Lyon, deux contre Paris FC), et Brown a le profil pour casser une ligne dans la course. Centres tendus au premier poteau, Bourdieu qui plonge : voilà le scénario à répéter.
Le danger numéro un, c'est Meriame Terchoun. Internationale suisse, capable de fixer une charnière entière et de servir Blais entre les lignes. Si on la laisse tourner sans pression dans son demi-cercle préféré, on prend cher en contre. Il faut un Le Mouël à 100% pour la couper de ses partenaires, sinon la fin de saison va piquer encore.