Première Ligue Féminine
Olympique de Marseille
0 2
FC Nantes
Centre d'entrainement Robert-Louis-Dreyfus

Détails du match

Stade : Centre d'entrainement Robert-Louis-Dreyfus

OM - Nantes (0-2) à la pause : la soirée vire au cauchemar

Nantes pose les pieds dans le plat dès le coup d'envoi

Quarante-cinq minutes à ranger direct dans le dossier « à oublier ». À la Commanderie, les Canaris ne sont pas venues faire tapisserie. Pressing haut dès l'entame, duels gagnés partout au milieu, ballons glissés dans le dos de notre défense. On subit, on relance court, on ne tient pas le cuir trois secondes. Marie-Charlotte Léger se fait cramer dès la 2e minute sur une intervention en retard, carton jaune, le décor est planté. Caitlin Cosme prend le sien à la 11e côté nantais, preuve qu'on met de l'engagement. Mais on court après les ombres.

Le but de Khélifi à la 21e

La sanction tombe vite. 21e minute, Léa Khélifi récupère un ballon dans un entre-ligne qu'on n'a même pas tenté de fermer. Personne pour venir la presser, elle avance tranquille, trouve l'angle et enroule du gauche. Ballon au fond, 0-1. Ce qui fait mal, c'est la passivité autour. Pas une jambe tendue, pas un corps pour boucher. Le genre de but qu'on n'a pas le droit d'encaisser à la maison, surtout dans notre situation. Les tribunes accusent le coup, le banc fait la grimace.

Toloba enfonce le clou dans le temps additionnel

On espérait rentrer aux vestiaires chiffonnées mais encore vivantes. 45e+3, Mariam Toloba se glisse entre nos deux lignes comme dans du beurre, ajuste notre gardienne d'une frappe placée, boucle le cauchemar. 0-2 juste avant la pause, le pire timing qui existe, celui qui plombe la causerie avant même qu'elle commence. Nantes rentre le sourire aux lèvres, nous on fixe nos crampons.

Quarante-cinq minutes pour sauver ce qui peut l'être

Bilan brut de cette première période : deux buts concédés sur des séquences où on a laissé faire, un milieu jamais tenu, zéro vraie occasion en face. Il va falloir remonter les lignes, mettre de la vitesse sur les côtés, arrêter de regarder les attaquantes adverses armer leurs frappes. Avec notre position au classement et le calendrier qui ne va pas s'alléger, un 0-2 à domicile ce serait une sale marque sur la fin de saison. Un but vite marqué au retour, et on peut encore y croire. Sinon, la soirée va finir longue.