OM - Nantes féminines : à quoi s'attendre en J20
Mercredi soir, les Nantaises posent leurs valises à Marseille pour la 20e journée de Première Ligue. Un adversaire qu'on ne regarde jamais de haut, même quand le classement invite à le faire.
Une saison en dents de scie
Les Canaris évoluent dans le ventre mou du championnat, loin des cadors mais à bonne distance de la zone rouge. Sur leurs sept derniers matchs de Première Ligue : trois victoires, trois nuls, une défaite. La dernière sortie, c'est un revers à domicile contre le PSG (1-2) le 28 mars. Le vrai signal fort, c'est ce 3-0 claqué à Strasbourg à la J18, qui rappelle que cette équipe sait voyager et hausser le ton quand elle trouve son équilibre.
En Coupe de France, le parcours s'est arrêté net à la Beaujoire face à Strasbourg (0-1), après un 5-0 passé au Mans. Les Nantaises aiment jouer, ça se voit. La régularité, c'est une autre histoire.
Les joueuses à surveiller
Karen Araya (n°6). La Chilienne de 35 ans est la patronne du milieu. Expérience internationale, lecture du jeu, première relance : tout passe par elle. Si on la laisse respirer, elle fait mal.
Imane Saoud (n°20). L'attaquante marocaine, 23 ans, apporte la vitesse et l'instinct devant le but. Le genre de joueuse qui punit la moindre erreur défensive.
Emily Burns (n°1). La gardienne canadienne ferme la boutique. Présence aérienne, jeu au pied propre : elle a déjà sauvé plusieurs points à son équipe sur des rencontres serrées.
Un milieu saturé, un projet clair
Un coup d'œil à l'effectif suffit à comprendre le projet de jeu : treize joueuses répertoriées au milieu de terrain, pour seulement trois attaquantes de métier. Nantes aime peupler l'entrejeu, ressortir court, et user l'adversaire à la possession. Le schéma tourne autour d'un 4-3-3 classique, avec des latérales qui montent haut et un bloc médian agressif sur le porteur. Pas de grand numéro 9 qui plante vingt buts, mais une efficacité collective qui fait souvent la différence.
Pour les Marseillaises
Forme oscillante côté Nantes, mais un collectif qui a déjà accroché les cadors cette saison (Montpellier reparti sans les trois points à la Beaujoire, Lens aussi). Au Vélodrome, nos filles devront soigner la première passe et ne pas se faire enfermer dans la densité centrale. Si on joue vite vers l'avant, avec de la largeur et du culot, il y a des boulevards derrière les latérales nantaises. On connaît nos filles, on connaît la série en cours. Il va falloir une soirée pleine. Allez.