Détails du match
OM - Rennes : qui arrive vraiment en forme ?
On va se le dire honnêtement
On n'arrive pas dans le meilleur état pour recevoir Rennes dimanche soir. Sur les neuf dernières sorties de Ligue 1, quatre victoires, un nul, quatre défaites. Bilan tiède, et surtout des trous d'air qui pèsent à deux journées de la fin.
Reprends la séquence. La gifle 2-0 reçue à Lorient mi-avril, puis ce 1-1 frustrant contre Nice à la maison, puis le 3-0 encaissé à Nantes. Trois matchs sans victoire, le doute s'installe. Le sursaut au Havre la semaine dernière (1-0) a remis un peu d'air dans les poumons, mais le scénario sentait encore la souffrance. Quatorze buts marqués sur les dix dernières sorties toutes compétitions confondues, dix-sept encaissés (avec le marathon 6-5 perdu en Coupe contre Toulouse qui plombe le total). Une défense qui prend l'eau, une attaque qui ne suit pas. À deux matchs du rideau, on cherche encore le vrai visage de cette équipe.
En face, c'est l'inverse
Rennes débarque avec sept victoires, un nul et deux défaites sur ses dix derniers matchs. Sept victoires, oui. Et le détail fait encore plus mal : un 4-0 à Nice, un 3-0 à Strasbourg, le festival 4-3 décroché à Brest, et la dernière sortie maîtrisée 2-1 face au Paris FC. Vingt-et-un buts marqués, douze encaissés. Les Rouges et Noirs roulent, et leurs deux seuls revers se sont joués face à Lille et à Lyon, deux gros. Ce n'est pas une bonne forme, c'est une dynamique de cador.
Ce qu'on a pour nous
Le Vélodrome. Et la trouille collective qu'il provoque encore, parfois, chez l'adversaire. Va falloir s'en servir comme un sixième homme, parce que sur les chiffres bruts, on part avec deux longueurs de retard avant même que Buquet ne siffle le coup d'envoi. Cette équipe rennaise enchaîne, encaisse peu et marque beaucoup. La nôtre tangue. À nous de transformer le doute en énergie. Sinon, ça va être long.