Détails du match
OM - Metz (1-0) à la pause : Auba a rallumé la mèche
Une entame maîtrisée, un Vélodrome déjà chaud
On craignait l'entrée en matière laborieuse qu'on nous sert trop souvent cette saison, le genre de premier quart d'heure où on regarde l'adversaire jouer et où on commence à s'agacer. Raté. Dès le coup d'envoi, l'OM a posé le pied sur le ballon, enchaîné deux passes, cherché la profondeur. Metz, venu avec un bloc bas prudent, s'est retrouvé à défendre plus tôt que prévu. Le Vélodrome a senti le coup venir.
Le but d'Aubameyang à la 13e
Il a fallu treize minutes pour que ça craque. Un ballon qui traîne un peu trop longtemps dans la surface lorraine, un appel dans le dos de la défense, et Pierre-Emerick Aubameyang qui se jette au premier poteau pour pousser le ballon au fond. 1-0. Le genre de but qu'il claquait déjà à Dortmund il y a dix ans, avec cet instinct qui ne prévient pas. Le Vélodrome s'est levé d'un bloc, et pour la première fois depuis longtemps on a eu l'impression qu'on pouvait enfin respirer un peu.
Gestion et petite frayeur avant la pause
La suite a été plus fermée. Metz s'est replié, les espaces se sont réduits, et on a eu plus de mal à trouver la deuxième passe décisive. Højbjerg et Timber ont tenu la baraque au milieu, Paixão a grillé une cartouche côté gauche sans trouver la bonne sortie. Gouiri a multiplié les appels dans le vide. Et juste au moment où on pensait que la mi-temps s'étirerait tranquillement, Facundo Medina s'est offert un carton jaune pour une faute bête à la 45e. Un rappel à l'ordre : on n'est jamais à l'abri d'une connerie individuelle.
Ce qu'on attend de la seconde période
Un deuxième but rapide, pour de bon. Parce qu'avec ce groupe et cette saison, un 1-0 au Vélodrome reste une ligne sur le fil. Il faut tuer le match avant l'heure de jeu, ne pas laisser Metz croire à un mauvais coup, et surtout gérer Medina sur carton pour ne pas finir à dix. Trois points qui vaudraient cher dans la course au haut du tableau, à un moment où chaque rendez-vous du calendrier OM peut faire basculer la suite de la saison au classement Ligue 1. Allez, on revient et on plie l'affaire.