Détails du match
Nantes - OM (0-0) à la pause : on a connu mieux
Une première mi-temps morne à la Beaujoire
Coup d'envoi à 15 h sous un ciel pâle de bord de Loire, et déjà cette impression bizarre d'un match qui ne veut pas démarrer. Quarante-cinq minutes pour rien, ou presque. Pas de véritable occasion franche d'un côté comme de l'autre, beaucoup d'imprécisions, et un rythme qui s'enlise dans le milieu de terrain.
De Zerbi avait reconduit la cage à Jeffrey de Lange, gardé son 4-2-3-1 habituel avec Vermeeren et Højbjerg dans l'entrejeu, et lancé Greenwood et Aubameyang devant pour faire la différence face au 17e du championnat. Sur le papier, ça suffisait largement. Sur le terrain, c'est une autre histoire. Greenwood a touché trois ballons exploitables en quarante-cinq minutes. Aubameyang a multiplié les appels dans le vide pendant que personne ne le servait. On dirait qu'on attend que ça vienne tout seul.
Le jaune de Timber à la 31e
Côté nantais, Abline a pris un jaune dès la 17e pour une faute appuyée sur Nnadi. C'était le ton du match : engagé, haché, sans véritable séquence aboutie. Quatorze minutes plus tard, c'est Timber qui dégoupille à son tour, averti en rupture pour avoir voulu rattraper Cabella au lasso. Voilà notre principal récupérateur sur la corde raide pour le reste du match. Bonjour le confort.
Pendant ce temps, Cabella et Abline trouvaient régulièrement les intervalles entre Vermeeren et la défense, sans concrétiser. De Lange a sorti deux frappes lointaines sans trembler. Sur le banc, on voyait De Zerbi gesticuler, hurler des consignes, taper sur l'épaule d'Aubameyang à chaque sortie. Le langage du corps qui en dit long.
Ce qu'il faut changer en seconde période
À la pause, 0-0 et le sentiment partagé d'une équipe qui marche à côté de ses pompes. Nantes n'a pas eu besoin de beaucoup forcer pour nous gêner, ce qui inquiète plus que tout. La cinquième place reste atteignable au classement Ligue 1, mais à condition de ramener trois points de cette Beaujoire. Au vu du calendrier OM qui reste, chaque match est devenu une finale, et on n'a plus le luxe de laisser filer un déplacement à La Beaujoire.
Ce qu'il faut corriger ? Mettre du tempo, trouver Greenwood plus haut sur le terrain, et arrêter de subir dans les transitions. Vermeeren doit serrer la vis devant la défense. Aubameyang doit avoir une vraie balle de but avant qu'on l'entende grogner. Si on continue comme ça pendant 45 minutes, on rentrera bredouille. Et ça, vraiment, on n'a plus les moyens.