Détails du match
Le Havre - OM (0-0) : on a regardé sans toucher
Une première période verrouillée des deux côtés
Quarante-cinq minutes au Stade Océane, et on rentre aux vestiaires avec ce drôle de sentiment d'avoir joué sans jouer vraiment. 0-0 à la pause, et personne pour s'en plaindre : ni les Havrais qui défendent leur peau de promus, ni nous qui n'avons pas trouvé la moindre solution face à un bloc bas planté à trente mètres de Diaw. Le Havre se bat pour son maintien en Ligue 1, ça se voit dès les premiers ballons, dans la sécheresse des duels et dans les courses qui ne s'arrêtent jamais. Nous, on est venus avec une idée : contrôler, attendre, frapper au bon moment. Le souci, c'est que le bon moment n'a jamais sonné.
Une seule prise au tableau : Boufal averti à la 41e
Pour résumer le contenu offensif de cette mi-temps, on en est réduits à éplucher la feuille de match. Un carton jaune pour Sofiane Boufal à la 41e, après une faute évitable au cœur du milieu. C'est tout. Aucune frappe cadrée pour inquiéter Rulli, aucun arrêt qui sort Diaw de sa torpeur, aucun corner qui sème la panique. Højbjerg a temporisé, Mason Greenwood est venu décrocher pour toucher du ballon, Paixão a couru sans jamais recevoir dans la bonne fenêtre. Le Havre a pressé haut, parfois récupéré près de notre surface, mais sans projection derrière. Deux équipes qui se neutralisent en attendant que l'autre prenne un risque.
Greenwood isolé, le milieu trop sage
Notre faux 9 anglais a tenté deux plongeons dans le dos de la défense havraise. Personne pour suivre. C'est tout le problème de cette première période : pas une seule combinaison à deux touches aux abords de la surface, pas une transition rapide qui force Diaw à se coucher. Le milieu a recyclé proprement, l'attaque s'est éteinte avant même d'allumer la mèche. Stats détaillées non communiquées par Athletixa pour ce match, mais on n'a pas besoin d'un tableau pour savoir qu'on est passés à côté.
Tout reste à faire après la pause
À ce moment de la saison, chaque point pèse une tonne au classement Ligue 1, et le calendrier OM ne nous laisse plus que deux journées après celle-ci. De Zerbi a quarante-cinq minutes pour bouger un piquet, lancer un attaquant frais, débloquer un milieu trop poli. Si on revient avec les mêmes intentions, on repart de Normandie avec un nul qui sentira fort la fin de saison ratée.