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OM - Rennes : présentation du Stade Rennais

Dimanche soir au Vélodrome pour la 34e journée. Le Stade Rennais débarque, et autant le dire d'emblée : on aurait préféré tomber sur autre chose en clôture de saison. Sur les dix dernières journées, les Bretons affichent sept victoires, un nul et deux défaites. Pas exactement le profil de l'équipe en vacances.

Une deuxième moitié de saison de patron

Souviens-toi du début de saison rennais : la zone rouge qui flirtait de trop près, les rumeurs autour du coach, un mercato cher qui rappelait douloureusement notre propre histoire. Depuis février, c'est une autre équipe. Le 4-0 à Nice en mars a lancé la machine, le 4-3 arraché à Brest a confirmé qu'on tenait là une formation capable d'aller chercher des points partout. Sur les dix derniers matchs, Rennes a planté 22 buts. Vingt-deux. Pour un club qui jouait sa peau il y a six mois, ça fait beaucoup.

Les trois à surveiller

Brice Samba dans les buts. L'international tricolore continue de jouer sa place en équipe de France à coups d'arrêts décisifs. Si Greenwood veut percer ce dimanche, va falloir trouver mieux qu'un face-à-face classique.

Breel Embolo devant. Le Suisse a mis du temps à se mettre en route, mais il est aujourd'hui le point d'ancrage offensif rennais : physique, intelligent, capable de jouer dos au but ou de partir dans le dos d'une défense haute. Medina et Balerdi vont devoir être au rendez-vous sur les duels.

Mousa Tamari côté droit. Le Jordanien, c'est la vitesse pure et un pied gauche capable de plier un match sur une frappe. Quand il enchaîne les appels diagonaux, ça pique. Demande à Strasbourg, étrillé 3-0 le mois dernier.

Et puis, il y a Rongier

Petit pincement au cœur quand on lit son nom sur la feuille adverse. Valentin Rongier, capitaine OM pendant des années, est désormais au milieu rennais. Il connaît la maison, il connaît le Vélodrome, il sait exactement ce qu'on déteste subir au cœur du jeu. On parie qu'il va tout faire pour saler la fête. Allez Valentin, salut, mais ce soir c'est nous.

Comment ils jouent

Un 4-2-3-1 classique : double pivot Kamara-Cissé pour gratter, Szymański libéré derrière Embolo, Tamari et Blas sur les côtés. Pressing haut, transitions verticales, dépendance forte au jeu rapide vers l'avant. Pas une équipe qui veut posséder le ballon pendant 70 minutes, une équipe qui veut blesser sur les bascules. Ça ressemble pas mal à ce que De Zerbi aime imposer. On va jouer contre nous-mêmes, en quelque sorte. À voir qui le fera le mieux.