OM - Nantes : présentation de l'adversaire
Samedi 15h, déplacement à la Beaujoire pour la 32e journée. Nantes nous reçoit, et autant être honnête tout de suite : on tombe sur une équipe au bord de la noyade.
Une victoire sur les dix derniers matchs
Une seule. Le Havre fin février, 2-0, le sursaut d'orgueil qui n'a pas duré. Depuis, c'est trois nuls (Metz, Auxerre, Brest) et six défaites, dont la dernière à Rennes (2-1) et un 3-0 reçu à domicile par le PSG. Les Canaris jouent leur maintien à six journées de la fin et chaque point compte. Ils vont nous tomber dessus avec l'énergie du désespoir, c'est l'évidence.
À domicile aussi ça grince : trois matchs sans victoire à la Beaujoire (Strasbourg, Auxerre, Brest). Pas un fortin, donc. Mais le public local sait pousser quand l'équipe accroche un score. À nous de ne pas leur laisser de boulevard dans les vingt premières minutes.
Lopes, Mohamed, Abline : les trois clients
Anthony Lopes dans les buts. Le portier portugais a tout vu en quinze ans à Lyon, et même à 35 ans il reste un mur. Dans une équipe qui prend l'eau, il limite régulièrement la casse. Ne pas tirer faiblement.
Mostafa Mohamed devant. L'Égyptien est leur meilleur point de fixation, costaud, capable de tenir un ballon dos au but et de finir dans la surface. Si Nantes a un espoir d'inscrire un but, il passera presque toujours par lui.
Matthis Abline, le numéro 10. À 23 ans, le gamin porte une bonne partie du jeu offensif des Canaris. Vif, capable d'éliminer entre les lignes, c'est probablement leur joueur le plus dangereux dans les trente derniers mètres. Notre charnière connaît la chanson : pas de passes en retrait approximatives.
À noter aussi le retour d'expérience de Rémy Cabella au milieu (36 ans, encore lui) et le vétéran Youssef El Arabi (39 piges) qui peut sortir du banc grappiller un ballon. Côté défense, plusieurs absents annoncés : Coquelin, Sylla, Amian et Centonze au garage. La charnière s'appuie sur Awaziem et Radaković, solides mais pas insurmontables.
Bloc bas et prière : le programme du samedi
Nantes joue traditionnellement bas et compte sur les transitions. Avec le contexte sportif, attends-toi à un bloc resserré, beaucoup de fautes au milieu, et l'espoir d'un coup de Mohamed ou d'Abline en contre. À nous de presser haut, de garder la balle, et de ne pas se faire surprendre sur coup de pied arrêté.
Sur le papier on est largement au-dessus. Mais on connaît les pièges des Canaris à la Beaujoire... et on connaît surtout cette manière qu'on a, parfois, de transformer un déplacement maîtrisable en cauchemar. Pas de calcul. On y va pour les trois points.