OM - Dijon : Terchoun, l'arme à surveiller
Si tu jettes un œil à l'effectif dijonnais avant le rendez-vous de la Commanderie, il y a un nom qui ressort vite : Meriame Terchoun. Trente ans, le numéro 11 dans le dos, et un CV qui en dit long sur le pedigree. La Suissesse a roulé sa bosse à Servette, en Bundesliga, en Champions League. Elle ne débarque pas chez nous en touriste.
Sur le terrain, c'est une attaquante de couloir qui aime décrocher, prendre la profondeur et surtout armer du gauche. Vive sur les premiers mètres, technique dans le un contre un, elle est de cette catégorie de joueuses capables de faire basculer un match en deux accélérations. Quand Dijon se met en place pour défendre bas et sortir en contre (et les Dijonnaises savent très bien faire ça contre les gros), c'est elle le poste avancé, l'option courte qui devient longue en trois touches de balle.
Pour notre OM, ce sera la défenseuse côté droit qui devra avoir l'œil en permanence. Pas question de la laisser partir face à face avec la cage, encore moins de lui offrir l'espace pour armer. Pression haute dès la relance dijonnaise, couverture serrée du milieu, et surtout pas de ballon perdu trop haut. Elle attend ça toute la rencontre.
On joue à la maison, on doit imposer le tempo, garder le cuir et la pousser à courir derrière. Avec notre densité au milieu et la qualité devant, on a largement les armes pour la museler quatre-vingt-dix minutes pleines. Mais qu'on lui laisse le moindre souffle, et elle nous le fera payer cash. On le sait, on l'a déjà vu trop souvent ailleurs. Méfiance, donc. Mais confiance.