Première Ligue Féminine
Olympique de Marseille
Dijon FCO

OM - Dijon féminines : présentation de l'adversaire

Demain après-midi à la Commanderie, on reçoit les Bourguignonnes pour boucler la 22e journée. Avant le coup d'envoi, petit tour du propriétaire chez l'adversaire.

Une saison de milieu de tableau, calibrée pour le maintien

Dijon, c'est le profil classique du club qui négocie sa place en Première Ligue année après année. Pas de tape-à-l'œil au mercato, mais un effectif large, jeune sur les bords (Lina Gay née en 2007, Maelle Richelandet 2007 aussi, Juliane Denizot 2007), avec quelques cadres trentenaires pour tenir la maison (Laura Bouillot 1992, Rose Lavaud 1992, Ophelie Cuynet 1992). Et surtout, un recrutement très international qui sent la débrouille intelligente : Suisse, Canada, Finlande, Pologne, Chine, Brésil, Cameroun, Nouvelle-Zélande. Sept nationalités hors France dans le groupe, c'est rare à ce niveau.

Face aux gros, le plafond arrive vite. Deux 4-0 reçus de Lyonnes en deux mois (championnat et Coupe de la Ligue), une élimination en Coupe de France contre le PSG (1-2). Quand l'écart de niveau existe, il se voit. En revanche, le club est capable de planter : trois victoires d'affilée mi-mars (Saint-Étienne 2-0, Lens 1-0, Le Havre 2-1) ont montré une équipe propre dans son bloc, efficace en transition.

Trois joueuses à surveiller

Katriina Talaslahti (n°1). La gardienne finlandaise, 25 ans, est une internationale de référence dans son pays. Sur les soirées où Dijon s'arc-boute, c'est elle qui maintient le score décent. Capable de gros arrêts, elle peut nous faire perdre patience si on n'est pas tranchantes dans la finition.

Meriame Terchoun (n°11). L'attaquante suisse, 30 ans, est l'expérience devant. Internationale de longue date, percutante balle au pied, c'est par elle que les contres dijonnais peuvent faire mal si on laisse traîner les transitions.

Jenna Hellstrom (n°23). La Canadienne, 31 ans, tient le milieu. Travail de l'ombre, récupération, première relance : c'est la pile du dispositif. Si on la coupe du jeu, on coupe Dijon.

Forme récente : le coup de mou tombe à pic

Sur les deux dernières sorties, Dijon a calé. Une rouste 4-0 contre Lyonnes le 22 avril à domicile, puis une défaite 2-1 à la maison contre Paris FC trois jours plus tard. La belle série de mars s'est éteinte au pire moment. Pour nous, c'est une fenêtre. Si on entre dans le match comme on est rentrées à Lens, ça doit passer. Allez les filles.