Ventes OM : l'héritage Longoria-Benatia coince
Vendre, à l'OM, c'est devenu un sport de patience. Pas parce que les joueurs ne trouvent pas preneur, mais parce que chaque dossier traîne une clause, un pourcentage, une petite ligne planquée dans un vieux contrat qui vient grignoter la marge de Lorenzi.
Prends Nayef Aguerd. Notre patron de la défense, le gaucher qui a donné une colonne vertébrale à cette équipe, celui qu'on montait chercher sur les corners adverses. Recruté 23 millions il y a un an, il pourrait filer cet été pour 15. Une décote de huit millions, cadeau. Pourquoi ? Une clause de départ automatique à ce montant, négociée à l'époque, qui lui permet de forcer la sortie. Al-Sadd a même tenté d'intégrer Camara dans l'échange pour faire encore baisser la note. La direction a dit non, heureusement, mais le mal est là : on brade un cadre.
Même topo pour Hamed Junior Traoré, poussé vers le Genoa. L'Ivoirien s'est entendu avec le club génois pour un bail longue durée, et les discussions avancent au jour le jour. Le hic ? Bournemouth a conservé 50% des droits sur sa revente. Autrement dit, la moitié de ce qu'on encaisse repart aussitôt en Angleterre. Et avant même de le céder, il faut d'abord solder les 7,5 millions dus aux Cherries. Le genre de montage qui te donne mal au crâne.
Quant à Ismaël Bennacer, l'histoire est déjà pliée. Prêté l'an dernier, jamais transformé en achat définitif, l'ancien Marseillais a pris la direction du Dinamo Zagreb avec une option à 9 millions, l'AC Milan continuant de payer la moitié de son salaire. Un passage discret, vite refermé.
Le fil rouge de tout ça, c'est l'héritage. Les montages de l'ère Longoria-Benatia, ces contrats bricolés avec des clauses de revente et des obligations croisées, reviennent aujourd'hui plomber les comptes. On voulait recruter vite et beau, on paie maintenant la facture au moment de revendre. Huit départs potentiels seraient déjà identifiés en interne, mais chacun coince sur un détail contractuel.
Alors on serre les dents et on attend. Reste à savoir si Marseille arrivera à transformer ce casse-tête en trésorerie avant la fin du marché, ou si ces fameuses clauses continueront de nous coûter plus cher que prévu.