Timber sur le départ : l'OM prêt à encaisser gros
On l'avait à peine découvert. Six mois qu'il est là, et déjà les vautours tournent autour de Quinten Timber. Le Néerlandais arrivé de Feyenoord en janvier pour 4,5 millions, celui qui a enchaîné les titularisations sans jamais faire de bruit, pourrait bien plier bagage cet été.
Besiktas en a fait une priorité. Le club turc pousse, prépare une offre, mais doit d'abord vendre Ndidi pour financer le coup. Derrière, ça se bouscule. La Roma, qui lorgnait déjà Greenwood, garde un œil sur le milieu, et en Premier League, Aston Villa et Crystal Palace se sont renseignés. Tout le monde a compris qu'il y avait une belle affaire à faire.
Une belle affaire, c'est justement ce que le club cherche. On connaît la chanson par cœur. Les comptes serrent, la saison a laissé des trous, et il faut vendre. Timber, acheté une bouchée de pain il y a un semestre, vaut aujourd'hui autour de 25 millions selon Transfermarkt. Fais le calcul. Une plus-value de vingt millions sur un joueur gardé six mois, c'est le genre d'opération qui fait plaisir au directeur financier et beaucoup moins à celui qui regarde depuis les tribunes.
Parce que sportivement, ça pique. Timber, c'est tout ce qu'on aime sans le crier. Pas de vidéo virale, pas de surnom, pas de tape-à-l'œil. Juste un mec qui court pour deux, qui pose le pied sur le ballon quand ça chauffe, et qui a disputé 18 matchs dès son arrivée. Le profil du joueur dont on se dira, dans deux ans, qu'on l'a laissé filer pour rien.
Reste à voir jusqu'où Marseille tiendra. Vingt millions de plus-value, ça ne se refuse pas quand les caisses réclament de l'air, surtout dans un mercato OM où chaque départ devient une variable d'ajustement. Mais brader un titulaire six mois après l'avoir signé, ça raconte aussi quelque chose sur l'été qui s'annonce. On verra bien si le club tient sa ligne ou si, comme souvent, l'argent parle plus fort que le projet.