Rulli et Medina en finale du Mondial

Deux Olympiens à un match d'une étoile. L'Argentine a écarté l'Angleterre mercredi soir à Atlanta (2-1), et dimanche à New York, Gerónimo Rulli et Facundo Medina disputeront la finale de la Coupe du monde face à l'Espagne. On en parlait il y a trois jours, quand l'Albiceleste venait tout juste d'atteindre le dernier carré. Depuis, elle n'a pas tremblé bien longtemps.

Le scénario, lui, sentait le déjà-vu. Anthony Gordon ouvre le score à la 55e, l'Angleterre tient sa demi-finale, et puis Lionel Messi décide de sortir le pied droit (oui, le droit) pour offrir deux caviars. Enzo Fernández égalise à la 85e, Lautaro Martínez plante le second dans le temps additionnel. Thomas Tuchel a regardé son banc sans oser. Lionel Scaloni, non, et ça a suffi. Clin d'œil au passage : le sélectionneur argentin, on l'a connu à la Commanderie comme adjoint de Marcelo Bielsa. Le monde est petit.

Rulli et Medina ont vécu la soirée depuis le banc, autant être honnête. Ça ne change rien à l'essentiel : dimanche soir, 21h, au MetLife Stadium, deux joueurs de l'OM seront sur la feuille du plus grand match de l'année. Pour Rulli, ce serait la deuxième étoile après celle de 2022 au Qatar, cueillie face à la France dans le match qu'on n'a toujours pas digéré. Un gardien avec deux Mondiaux dans la besace qui revient s'entraîner à Marseille en août, ça n'arrive pas tous les ans.

Medina, lui, découvre. Après une saison à s'imposer en charnière puis un transfert définitif bouclé cet été contre 18 millions versés à Lens, l'Argentin finit son été à un match du sommet. Sa place de titulaire a fait débat tout le tournoi, il a fini par la perdre, et il s'en moque probablement : personne ne réclame son temps de jeu quand on regarde le palmarès.

Reste le goût amer pour Leonardo Balerdi, forfait juste avant le coup d'envoi de la compétition. Trois Olympiens auraient pu être dans ce groupe. Il en reste deux, et le troisième regardera la finale comme nous, en se disant que le foot est parfois vraiment mal foutu.

Alors dimanche, on fait quoi ? On met l'Argentine, forcément. Pas par amour de l'Albiceleste, juste parce qu'un titre mondial dans le vestiaire, ça compte quand la saison reprend et qu'il faut déjà aller chercher des points à la mi-août.