Rulli en finale du Mondial, le rêve brisé par l'Espagne

Un gardien de l'OM en finale de Coupe du monde, ça ne nous était plus arrivé depuis... franchement, on cherche encore. Geronimo Rulli y était, dimanche soir, au MetLife Stadium de New York. Titulaire dans les buts de l'Argentine pour la finale face à l'Espagne. Et puis la Roja est passée par là.

1-0 après prolongation. Ferran Torres qui plante à la 106e sur une remise de Nico Williams, et les champions d'Europe s'offrent leur deuxième étoile mondiale, la première depuis 2010. Pour l'Albiceleste, c'est la douche froide. Une équipe dominée de bout en bout, réduite à dix après l'expulsion d'Enzo Fernandez en fin de temps réglementaire, et qui n'a cadré, tiens-toi bien, qu'une seule fois en 120 minutes. La première à la 117e. Autant dire que Rulli a passé la soirée à courir après un ballon qu'il ne voyait jamais venir dans sa surface.

On aurait aimé le voir soulever le trophée, forcément. Un titulaire marseillais champion du monde, ça envoie un message. Mais ce sera pour une autre fois. À 39 ans, Messi quitte lui aussi la scène mondiale sans son deuxième sacre, pendant que Lamine Yamal, 19 ans, brandit la coupe. Le foot et sa cruauté habituelle.

Dans l'autre camp argentin, une vieille connaissance. Facundo Medina, parti de l'OM cet été (on suit toujours ça de près côté mercato), a lui aussi vécu la finale, sur le banc puis entré en cours de jeu. L'ex-Marseillais aura frôlé le sommet sans y toucher.

Pour Rulli, place maintenant à la reprise. La préparation de l'OM bat son plein, et Bruno Genesio récupérera son portier avec quelques jours de retard, mais surtout avec un supplément d'expérience qui ne se refuse pas. Un gardien qui sort d'une finale mondiale, même perdue, revient rarement diminué.

Reste à savoir dans quel état d'esprit il rentrera. Digérer une soirée pareille, ça prend du temps. Mais on le connaît, le Geronimo: du caractère, il n'en a jamais manqué. On l'attend de pied ferme au Vélodrome.