Payet, Bielsa et l'OM : le magicien se souvient
On ne va pas se mentir : Payet, on l'a dans le cœur. Alors forcément, quand il ressort les souvenirs de ses années marseillaises, on s'installe et on écoute.
Le nom qui revient en premier, c'est Marcelo Bielsa. « Bielsa m'a sauvé », a lâché Dimitri Payet. Ceux qui ont vécu la saison de l'Argentin sur le banc s'en souviennent bien : un Payet transformé, libéré, capable d'illuminer un match d'un extérieur du pied dont lui seul avait le secret. C'est là qu'il est devenu ce joueur qu'on a adoré, celui qui faisait lever le Vélodrome avant même de toucher le ballon.
Ce n'est pas un hasard s'il garde de cette période son plus beau souvenir en bleu et blanc. On parle d'un gamin de la Réunion arrivé sans certitude, reparti en légende du club. Entre les deux, des coups francs impossibles, des passes qu'on ne voyait pas venir, et cette sensation rare de regarder un joueur qui prend du plaisir sur le terrain. À l'OM, ça ne court pas les rues.
Il a aussi eu un mot pour l'équipe de France, dont il garde un souvenir ému. « Il n'y a rien de plus beau que l'équipe de France », a-t-il glissé, lui qui n'aura pas connu la carrière internationale que son talent laissait espérer. Un petit pincement au cœur, quand on repense à tout ce qu'il aurait pu faire avec les Bleus.
Aujourd'hui, pendant que le club court après de nouveaux visages sur le marché des transferts (le mercato OM tourne à plein régime en ce mois de juillet), ces mots font du bien. Ils rappellent une époque où un numéro 10 pouvait, à lui seul, réconcilier tout un stade avec son équipe.
On ne reverra pas deux fois un joueur comme lui. C'est peut-être ça, le plus dur à digérer. En attendant, la fiche de Dimitri Payet est toujours là, dans nos légendes, et elle n'est pas près d'en bouger.