Salaires : l'OM veut négocier plutôt que vendre

On connaît la rengaine des étés marseillais : il faut vendre pour respirer. Sauf que cette fois, Grégory Lorenzi et Stéphane Richard tentent une autre partition. Plutôt que de brader les cadres, la nouvelle direction veut s'asseoir autour de la table et négocier des baisses de salaire.

Le contexte, tu le connais : la DNCG a serré la vis après les sanctions liées au non-respect du fair-play financier. Ordre est donné de dégraisser la masse salariale, avec un objectif clair qui circule, la ramener sous les 100 millions annuels. Autant dire un régime sec.

Trois pistes sur la table. Les ventes de gros profils pour ceux qui ont un marché. Les résiliations pour les cas désespérés, ceux qu'on n'arrive ni à vendre ni à faire jouer. Et cette troisième voie, plus fine : garder les joueurs attachés au projet en leur demandant de rogner sur la fiche de paie.

C'est là que les noms sortent. Gerónimo Rulli dans les buts, Nayef Aguerd en défense, Geoffrey Kondogbia au milieu : d'après les chiffres qui circulent, on parle d'émoluments à plusieurs centaines de milliers d'euros mensuels pour chacun. Des cadres utiles, qu'on n'a pas forcément envie de voir filer, mais qui pèsent lourd sur les comptes.

Le pari est risqué. Demander à un joueur performant de baisser son salaire, c'est rarement une conversation qui se passe bien. Certains accepteront par attachement, d'autres verront la porte. Mais au moins, pour une fois, on ne part pas du principe qu'il faut tout vendre au premier venu.

Reste à savoir combien accepteront de jouer le jeu. Parce que dans le mercato OM, entre les intentions de juillet et les signatures d'août, il y a souvent un monde.