Nadir quitte l'OM libre pour Hambourg et la Bundesliga

Encore un qu'on a vu grandir et qui s'en va sans qu'on touche un centime. Bilal Nadir, formé à la maison, arrivé chez les jeunes en 2021, vient de signer à Hambourg. Quatre ans de contrat, jusqu'en 2029, une visite médicale bouclée et le voilà en Bundesliga. Libre. Gratuit. Comme ça.

Le milieu franco-marocain de 22 ans avait laissé filer les propositions de prolongation du club. On connaît la chanson : le gamin veut du temps de jeu, un vrai statut, un projet qui le met au centre. À Marseille, cette saison, il a grappillé sa place bout par bout. Vingt-quatre apparitions, quatre passes decisives, pas un but, une note moyenne autour de 6,5. Pas de quoi affoler les compteurs, mais le profil plaisait : un milieu technique, propre dans la relance, qui bosse dans l'ombre sans jamais faire de bruit sur les reseaux. Le genre de joueur qu'on cite jamais dans les debats mercato et qui, un matin, signe ailleurs.

Et pas n'importe où. Selon Foot Mercato, l'Eintracht Francfort et Stuttgart le suivaient aussi de près. C'est finalement Hambourg qui a raflé la mise, dans le cadre d'un recrutement offensif où débarque également l'attaquant Patson Daka, arraché à Leicester. Le club allemand voit en Nadir un profil taillé pour les exigences de la Bundesliga. Difficile de leur donner tort.

Ce qui pique, c'est la manière. Un joueur formé au club qui part libre, c'est toujours un petit echec dans la gestion. On l'a assez vu ces dernières annees pour ne plus vraiment s'en etonner, mais ça reste un gout amer. Nadir n'etait pas titulaire indiscutable, on est d'accord. Reste qu'un titi qu'on laisse filer sans indemnite, dans un mercato OM déjà bien agité cet été, ça fait toujours un pincement.

Maintenant, c'est chez les grands que ça se joue pour lui. La Bundesliga ne pardonne pas les demi-mesures. On verra vite s'il avait le niveau qu'on lui prêtait ou si le grand bain lui rappellera la reserve. Une chose est sûre : on gardera un œil sur ses stats à Hambourg. Par curiosite, et un peu par nostalgie.