Mercato OM : vendre d'abord, rêver ensuite
Le feu vert de la DNCG est tombé, et pour une fois, l'instance financière va dans le sens de l'OM. Bonne nouvelle. Sauf que ça ne veut pas dire open bar. Le message de Frank McCourt est limpide : avant de recruter, il faudra vendre.
C'est toute la logique de l'été marseillais. Le club a fixé le prix de Pierre-Emerick Aubameyang pour lancer la machine, Geoffrey Kondogbia est poussé vers la sortie, et des joueurs de la périphérie comme Raimane Daou trouvent déjà un point de chute. Chaque départ libère de la masse salariale et un peu d'air pour le tableau des arrivées.
Le casse-tête est réel. Rééquilibrer les comptes tout en gardant une ossature compétitive, c'est l'exercice d'équilibriste que Lorenzi connaît par cœur. Et pendant qu'on essaie de refourguer les indésirables, il faut aussi défendre les bijoux : un cador européen rêverait d'Amine Gouiri, et une grosse offre pourrait tout faire basculer. Avec un Mondial 2026 qui gonfle la cote de certains, la tentation sera forte des deux côtés.
On connaît la chanson. Chaque été, on nous promet un mercato malin, et chaque été on retient son souffle jusqu'au 31 août. Au moins, cette fois, la contrainte est claire : pas de vente, pas de folie. Reste à savoir qui partira en premier, et à quel prix. De la réponse dépendra la marge de manœuvre pour viser plus haut au classement.