Mercato OM : le remplaçant de Greenwood se fait attendre

Seize buts, sept passes décisives, 7,4 de moyenne sur 32 matchs. C'est l'ardoise que Greenwood a laissée derrière lui en quittant Marseille, et on cherche toujours de quoi la solder.

Le dossier occupe Grégory Lorenzi depuis l'ouverture du marché. Le nom qui revient le plus souvent est celui de Keito Nakamura, l'ailier japonais de Reims, 25 ans, une belle saison dans les jambes. Sur le papier, le profil colle : de la percussion côté droit, la capacité à jouer dans les deux couloirs, un âge qui laisse de la marge à la revente. Le problème, c'est le tarif. On parlait de 10 millions au premier contact, puis de 15, et les dernières estimations montent à 25. À ce prix-là, l'OM ne bouge pas. Le club veut d'abord vendre avant de casser la tirelire, on connaît la chanson.

D'où l'ouverture d'une autre piste, cette fois du côté de l'Italie. D'après Football Club de Marseille, la direction sonde le marché transalpin pour combler le vide laissé par les départs conjugués de Greenwood et d'Aubameyang. Aucun nom n'est sorti pour l'instant, ce qui invite à la prudence. Un mercato italien au mois de juillet, ça produit toujours plus de rumeurs que de vrais dossiers.

Il reste la solution que personne n'aime évoquer parce qu'elle ne coûte rien : faire confiance à ce qu'on a déjà sous la main. Amine Gouiri et Igor Paixão sont censés porter l'attaque, et certains estiment que le duo suffit à absorber le choc. C'est une lecture très optimiste. Gouiri n'a jamais été un buteur à 20 réalisations, Paixão reste sur une première saison correcte sans plus. Leur demander d'effacer à eux deux un joueur qui pesait 23 buts ou passes décisives tout seul, ça fait beaucoup.

Bruno Genesio, lui, aura besoin de largeur et de percussion sur les côtés. Sans ailier de ce calibre, le mercato OM de cet été ressemblera à une opération comptable bien menée et à un projet sportif en retrait, avec la Ligue Europa au programme et un calendrier qui ne pardonne pas les effectifs courts.

Reste à savoir si Lorenzi sort la bonne pioche avant la fin du mois d'août, ou si on repart pour une saison à bricoler sur les ailes.