Mercato OM : Lorenzi prend son temps

L'argent de la vente de Greenwood tout juste encaissé, un entraîneur en place, une reprise qui approche, et sur le tableau des arrivées : rien. Zéro recrue officielle. À Marseille, cette phase du mercato, on la vit mal. On aime les coups d'éclat, les annonces qui enflamment le Vélodrome un soir d'été. Grégory Lorenzi, lui, avance à son rythme, et son rythme n'a rien d'un feu d'artifice.

Le nouveau directeur sportif a posé sa feuille de route sans détour : on vend avant d'acheter. La DNCG et l'UEFA veillent, la masse salariale doit baisser, et chaque arrivée devra être compensée par un départ. Fini l'époque des chèques claqués sur des vedettes en fin de cycle. Lorenzi vise des jeunes profils avec de la marge, des joueurs qu'on fait grandir plutôt que des noms qu'on subit. Sur le papier, c'est sain. Dans la réalité marseillaise, c'est un pari sur la patience, une denrée rare par ici.

La priorité, ce serait la défense. Les noms qui circulent : Montassar Talbi, du côté de Lorient, et Caio Henrique, qui pourrait quitter Monaco. Rien de bouclé, juste des pistes. De quoi solidifier une arrière-garde qui en a bien besoin, mais on est loin du renfort qui fait rêver.

Le vrai enjeu, c'est de donner à Bruno Genesio un groupe cohérent pour attaquer la saison. Le coach n'est pas du genre à réclamer des stars, il bosse avec ce qu'on lui donne, méthode et régularité. Reste que la reprise arrive, que le calendrier OM ne fait pas de cadeaux, et qu'un effectif encore en chantier fin juillet, ça a toujours coûté des points en août.

Alors on patiente. On regarde le mercato OM tourner au ralenti en se disant que cette fois, peut-être, la lenteur cache un plan. On demande à voir.